La dernière version d'OpenWrt vient de sortir, et s'appelle « Attitude Adjustment ». Elle est numérotée 12.09, qui correspond à la date du gel des fonctionnalités, mais vient bien juste de sortir ce 25 avril 2013, un an et demi après la précédente « Backfire » 10.03.1.
Rappelons qu'OpenWrt est une distribution Linux destinée à l'embarqué, en particulier les routeurs, de par sa petite taille et les fonctions qu'elle intègre. Cette nouvelle version apporte son lot de nouveautés, comme la gestion de nouveaux matériels, une nouvelle implémentation du système de configuration du réseau, une tripotée de nouveaux paquets (3500, soit 500 de plus que la dernière version) ainsi que bien sûr des corrections de bugs. Détail dans la suite de la dépêche.
Comme à sa tradition, le projet OpenWrt a mis un peu de temps à stabiliser cette nouvelle version, qui est en gestation depuis septembre dernier. Un nouveau système de nommage à deux lettres identiques a également été choisi, la prochaine version s'appelant donc quelque chose en « BB ». Cependant, cette attente a apporté un paquet de nouveautés, à commencer par la nouvelle recette de cocktail incluse dans le « message du jour » :
_______ ________ __ | |.-----.-----.-----.| | | |.----.| |_ | - || _ | -__| || | | || _|| _| |_______|| __|_____|__|__||________||__| |____| |__| W I R E L E S S F R E E D O M ----------------------------------------------------- ATTITUDE ADJUSTMENT (12.09, r36088) ----------------------------------------------------- * 1/4 oz Vodka Pour all ingredients into mixing * 1/4 oz Gin tin with ice, strain into glass. * 1/4 oz Amaretto * 1/4 oz Triple sec * 1/4 oz Peach schnapps * 1/4 oz Sour mix * 1 splash Cranberry juice -----------------------------------------------------Au niveau technique, les principales nouveautés sont :
Cette sortie ne pouvant pas être parfaite, il reste sûrement encore quelques défauts, tous les tickets relatifs à cette version n'ayant pas pu être traités, contrairement à ce que cherche à faire Debian par exemple. L'évolution aidant, il devient également de plus en plus difficile de faire tourner cette distribution sur des routeurs n'ayant que 16 MiB de mémoire vive ; préférez des modèles un peu plus pourvus en RAM. Il faut également noter que, cette version de la distribution ne se basant pas sur un noyau avec un support à long terme, sa durée de vie sera probablement plus courte que les précédentes, selon un des développeurs du projet.
OpenWrt reste une référence dans le monde des distributions embarquées et son développement continue de plus belle dans le trunk. N'hésitez pas à y contribuer !
J'ai le plaisir d'annoncer la sortie de la version 0.2 de Photon. Photon est un micro Framework, écrit en PHP, pour la réalisation de site web ou d'application web.
Mongrel2 est un serveur web, écrit en C, qui prend en charge plusieurs protocoles côté client : HTTP + Long Polling, Flash sockets, WebSockets. La principale particularité est de ne pas avoir d'interface CGI, mais une interface basée sur la bibliothèque de communication ØMQ. Les requêtes HTTP des clients sont publiées sur cette interface, puis traitées de manière asynchrone par des processus applicatifs qui peuvent être écrits dans n'importe quel langage.
Photon est un serveur d'application écrit en PHP qui traite les requêtes issues de Mongrel2. Photon traite une seule requête HTTP à la fois, comme les applications CGI. Toutefois, il est possible de lancer plusieurs instances de photon pour traiter plusieurs requêtes en même temps, le nombre d'instances de Photon peut être changé a chaud afin de répondre a une montée de trafic. De plus, les instances de Photon n'ont pas besoin d'être exécutées sur le même serveur que Mongrel2, grâce à l'utilisation de la librairie ØMQ, Mongrel2 devient un « load balancer ».
Photon étant un micro Framework, la taille du code source reste modeste et la lecture de celui-ci reste aisée.
Fonctionnalités principales de PhotonL'ensemble des logiciels nécessaires à Photon (Mongrel2, ØMQ, PHP) se cross-compile très facilement sous ARM. Il est donc possible de l'utiliser sur des plateformes telles que Overo de Gumstix.
PC INpact avait révélé début février 2013 la renégociation en cours de l'offre « Open Bar » de Microsoft au Ministère de la Défense. En 2009, le Ministère de la défense signait avec Microsoft un accord-cadre qui a été surnommé « Open Bar ». Cet accord-cadre permettait, pendant toute la durée du marché (4 ans), un droit d’usage d’un certain nombre de produits Microsoft et de services associés. Ce droit d'usage revient à un contrat de location : à l'échéance de l'accord cadre, le Ministère doit soit le renouveler, soit acheter les licences des logiciels, soit abandonner leur usage en acquittant un prix de sortie.
Cet accord-cadre avait été signé avec la société Microsoft Irlande. L'accord prévoyait également la création d'un centre de compétences Microsoft (CCMS) situé dans les locaux même du ministère. Passé sans appel d'offres, ni mise en concurrence ou publicité préalable, et au dépit des règles des marchés publics, cet accord serait donc sur le point d'être reconduit, toujours sans concurrence, appel d'offres ou transparence.
En 2010 l'Aful avait écrit à des parlementaires et une question parlementaire écrite avait été adressée au Ministre de la Défense concernant les problèmes posés par cet accord-cadre.
Ce contrat Open Bar est évidemment dangereux pour la santé des administrations et pour le logiciel libre.
Premier contact et première réponseL'April a donc demandé la publication des documents administratifs sur le sujet, et l'arrêt des négociations pour que toute la lumière soit faite sur le sujet, et pour repartir sur des bases saines. Le ministère de la Défense a répondu en envoyant une liasse de documents papier largement censurés.
Le Canard Enchainé en parleHeureusement, de nouvelles précisions ont été apportées récemment sur la publication la semaine dernière de nouvelles informations par le Canard Enchaîné.
L'hebdomadaire souligne notamment des risques importants de perte de souveraineté nationale, le secret qui entoure le dossier, le rôle de l'OTAN. L'April a publié un communiqué reprenant les principaux éléments et indiquant des risques de contamination dans d'autres ministères.
Le vinvinteur aussiLe Vinvinteur (France 5, chaque dimanche à 20h) a également consacré un dossier sur le sujet dans l'émission du 21 avril 2013 avec la publication de documents que le ministère de la Défense voulait censurer et une interview de Jeanne Tadeusz, chargée de mission affaires publiques à l'April.
L'APRIL continue son devoirL'April vient d'écrire aux parlementaires pour leur demander de se saisir de ce sujet et va continuer à suivre ce dossier.
Mercredi 24 avril 2013, une coalition de vingt-sept organisations a publié une lettre conjointe au World Wide Web Consortium (W3C), condamnant la proposition d'extensions pour médias chiffrés EME (Encrypted Media Extensions). Les industries du divertissement et des éditeurs de logiciels privateurs tentent en effet d'user de leur influence au W3C pour intégrer les menottes numériques (DRM) à HTML5 à travers la proposition EME.
Le contenu de la lettre est disponible en anglais sur le site Defective by Design et en français sur le site de l'April.
Par ailleurs, rappel, il est toujours possible de signer la pétition « Dites au W3C : nous ne voulons pas d'un Hollyweb ».
Le 3 mai 2013, Journée internationale contre les DRM, la Fondation pour le Logiciel Libre remettra au W3C les signatures.
Runrev, éditeur de Livecode, a lancé dernièrement une campagne sur le site Kickstarter dans le but de proposer son environnement de développement Livecode sous double licence (licence GNU GPL v3, d’une part, et licence privatrice de l’autre). Cette campagne a dépassé le but fixé, à tel point que Runrev s’est non seulement engagé à changer la licence de son outil, mais va également le retravailler et lui ajouter un certain nombre de fonctionnalités demandées par les utilisateurs.
Livecode — le descendant d’Hypercard — est une plate‐forme pour développer des applications. Elle permet le prototypage et la programmation dans un langage formel et extensible, proche du langage naturel.
En préambule, précisons que cette programmation avec Livecode — dans un langage formel proche du langage naturel — est dite impérative, c’est la description technique des processus à exécuter impérativement.
Notons qu’il convient de la distinguer de la programmation dite déclarative (par exemple, en langage naturel contrôlé ou d’autres langages formels comme « N3 »), résultant en une liste d’assertions, exprimant typiquement la définition d’un modèle (les concepts d’un domaine de la connaissance — on parle aussi d’ontologie) et de règles (articulations entre les concepts), comme on trouve en entrée d’un moteur d’inférence, en IA (intelligence artificielle).
Périmètre des travaux engagésLe travail comprendra la réorganisation de quelques 500 000 lignes de code C++ en modules connectés au nouveau noyau. Ce code tourne sur les systèmes d’exploitation Windows, Mac OS X, GNU/Linux, iOS, Android (littéralement : « tournant sur six plates‐formes : Windows, Mac, Linux, iOS, Android et serveur [sic] » — source).
La syntaxe en anglais sera portée dans une nouvelle couche uniforme — au sein d’une machine virtuelle — et verra la possibilité d’ajouter votre propre syntaxe (N. D. A. : ceci laisse envisager l’adaptation à d’autres langues « contraintes » que le seul langage formel proche de l’anglais, actuellement proposé ; on pourrait de plus envisager à terme le développement d’une traduction automatisée entre toutes ces langues « contraintes » ; enfin, une articulation pourrait avantageusement être débattue publiquement entre le langage naturel contrôlé évoqué plus haut en programmation déclarative et le langage impératif développé dans Livecode).
Une autre équipe travaillera sur la re‐conception de l’éditeur visuel, en parallèle, pour rendre la plate‐forme plus facile à découvrir et utiliser.
Alors que la base de code sera immédiatement rendue disponible dans son état actuel, ces changements importants rendront plus faciles les contributions par la communauté. À la fin de ce processus, l’équipe souhaite fournir une plate‐forme ouverte, belle et consistante.
Pour détailler, voici en quatre étapes :
Remodelage du code sourceIl s’agit de réorganiser le code en un noyau et des modules adaptés pour des contributions communautaires — cf. explications techniques sur la page Taming the Monolith (en anglais).
Optimisation du moteur d’exécution et d’autres vieux composants Introduction de l’architecture « Open Language »Il s’agit d’une architecture permettant le développement de nouvelles extensions du langage par l’écriture de greffons. Citation (traduite) :
_« avec “Open Language”, les membres les plus techniques de notre communauté peuvent créer des mots et phrases dans une forme inspirée de l’anglais pour permettre à chacun d’écrire des programmes qui exploitent tous les aspects d’un ordinateur ou d’un périphérique. »
Cf. la page Open Language (en anglais).
Création d’une nouvelle interface graphique pour créer des applicationsCe nouvel éditeur visuel sera conçu selon les standards actuels de l’utilisabilité. Il sera ouvert. Les membres les plus techniques de la communauté peuvent créer des versions simplifiées de l’éditeur pour les tablettes ou les écoles primaires. Voici une capture d’écran du prototype :
Calendrier des opérations
Concernant cette double licence (GPL v3 d’un côté, licence privatrice de l’autre), Richard Matthew Stallman (RMS) — président de la Free Software Foundation — a été questionné par courriel. Merci à lui de l’attention qu’il a accordée. Il a émis en première approche l’hypothèse qu’il puisse s’agir d’un cas de « vente d’exceptions », puis a considéré de plus près les textes pour formuler son avis, synthétisé ainsi :
jQuery est une bibliothèque JavaScript qui a pour but de simplifier l’utilisation de ce même langage dans les pages Web (notamment d’abstraire les différences entre navigateurs). L’opérateur de sélection $ est sans doute l’élément le plus connu de la bibliothèque.
La principale nouveauté de cette version est l’abandon de la prise en charge des versions 6, 7 et 8 d’Internet Explorer. La bibliothèque est aussi de 12 % plus légère, ce qui accélère le chargement des pages Web qui l’utilisent. Et si l’on veut l’alléger plus encore, il est possible de construire une version personnalisée en retirant, ou pas, jusqu’à 12 modules différents.
Au niveau des fonctionnalités, elles sont, sauf bogues, équivalentes à celles de la version 1.9 ; et il est, pour l’instant, prévu que la compatibilité entre les branches 1.x et 2.y soit conservée. Ainsi la version 2.1 sera compatible avec la version 1.11. La version 1.10 étant réservée pour inclure les corrections de bogues et les différences qui ont été constatées pendant les bêtas des versions 1.9 et 2.0.
L’équipe de FusionDirectory est heureuse de vous annoncer la publication de la version 1.0.5 de FusionDirectory. Pour ceux qui ne connaissent pas FusionDirectory, il s’agit d’un gestionnaire d’infrastructure. Il vous permet de gérer, via une interface Web :
Plus de détails dans la suite de la dépêche.
La version 1.0.5 apporte son lot de corrections de bogues de la version 1.0.4, plus une série de nouveaux greffons et de nouvelles fonctionnalités.
Nouveaux greffonsFusionDirectory 1.0.5 est disponible sous forme de sources, mais également sous forme de paquets pour de nombreuses plates‐formes : Debian, Ubuntu LTS et, dans les jours qui viennent, pour RHEL (5 et 6), Fedora 14, 15 et 16, openSUSE 11.3, 11.4 et Factory, et Mageia. Faites chauffer vos connexions !
Un apéro PHP aura lieu à Lyon le mardi 30 avril à partir de 19h à l'Antre-Autre (11 rue Terme, Lyon 1er). Cet apéro permettra aux aficionados de PHP de se rencontrer et de partager autour de ce langage de programmation. Au cours de cette soirée, une présentation de l'outil Jenkins-Khan sera présenté par Sébastien Rogier. Jenkins-Khan est un outil d’aide au test des branches de fonctionnalités basé sur Jenkins.
Les apéros PHP sont ouverts à tous, quelque soit le niveau. Le but est de rencontrer d’autres développeurs PHP de la région lyonnaise, de boire un verre ensemble, de discuter de tout et de rien, en fonction des envies de tout le monde. Merci de prévenir de votre participation en suivant le premier lien.
La commande ack est un équivalent à grep, optimisé pour parcourir les répertoires hétérogènes de code source. Par défaut, si aucun fichier n’est donné en paramètre, ack parcourt le dossier courant.
Publiée sous Artistic License 2.0, les principales nouveautés de cette version 2 sont :
Il est aussi possible d’écrire des greffons en Perl pour aller lire d’autres types de fichiers comme une archive ZIP ou un classeur ODF.
N. B. : Attention, sous Debian et Ubuntu, le logiciel s’appelle ack-grep (ack existant déjà). Le site officiel d’ack présente la méthode pour l’installer en tant que ack, qui est plus propre que celle décrite dans la page de manuel du paquet ack-grep (dans la dernière question de la FAQ).
Exemple d’utilisation qui va chercher dans les sources de LinuxFr.org les fichiers de type Ruby qui contiennent le mot « rédaction » :
Une nouvelle version de FreeCAD est sortie le 12 février, après plus d’un an de développement. FreeCAD est un modeleur CAO paramétrique libre.
Dans une mise en plan à partir d’une pièce 3D, on peut dorénavant placer plusieurs vues orthogonales alignées suivant les projections américaine ou européenne. On peut également exporter une vue au format DXF.
Les cartouches sont directement éditables depuis l’interface de FreeCAD. Les champs éditables sont définis dans les modèles au format SVG.
Module de création d’esquisseUn gros travail a été réalisé sur le module esquisse — sketcher — et la définition de contraintes. De nouvelles contraintes sont disponibles (tangence, symétrie) et les croquis entièrement contraints sont mis en surbrillance. Quand un croquis est sur‐contraint, FreeCAD signale les contraintes incompatibles.
Module architecturalIntroduit dans la version précédente, le module architectural a été grandement amélioré. Comme son nom l’indique, ce module facilite la conception de bâtiments et la création de plans de bâtiments.
Plusieurs nouveaux outils ont été ajoutés pour faciliter la conception de la géométrie 3D :
Yorik van Havre, l’auteur de ce module, a publié un tutoriel sur son utilisation.
Clarification sur les licences utiliséesUne page wiki traite des licences.
Up to version 0.13, FreeCAD is delivered as GPL2+, although the source itself is under LGPL2+. That’s because of linkage of Coin3D (GPL2) and PyQt(GPL). Starting with 0.14 we will be completely GPL free. PyQt will be replaced by PySide, and Coin3D was re-licensed under BSD. One problem we still have to face, license-wise, the OCTPL (Open CASCADE Technology Public License). It’s a license mostly LGPL similar, with certain changes. One of the originators, Roman Lygin, elaborated on the license on his blog. The home‐brew OCTPL license leads to all kind of side effects for FreeCAD, which where widely discussed on different forums and mailing lists, e.g. on OpenCasCade forum itself. I will link here some articles for the biggest problems.
« Jusqu’à la version 0.13, FreeCAD était distribué sous licence GPL2+, bien que les sources elles‐mêmes soient sous licence LGPL2+. Cela s’expliquait par l’utilisation de Coin3D (GPL2) et PyQt (GPL). À partir de la version 0.14, FreeCAD ne sera plus limité à la GPL : PyQT sera remplacé par PySide et Coin3D sera distribué sous licence BSD. Un problème demeure au niveau des licences : OCTPL — Open CASCADE Technology Public Licence. C’est une licence pratiquement équivalente à la LGPL, intégrant certains changements. Un des auteurs, Roman Lygin, en parle sur son blog. La licence maison OCTPL génère tout un tas d’effets de bord pour FreeCAD, qui ont été largement discutés sur différents forums et listes de diffusion, tels que le forum d’OpenCasCade. Je listerai ici quelques articles concernant les plus gros soucis. »
Voir l’article LibreDWG drama: the end or the new beginning? sur libregraphicsworld.org.
Développement à venir AssemblagesL’un des plus gros développements à venir est sûrement le module de gestion des assemblages. Les développeurs auront plusieurs difficultés à résoudre, telles que :
Le module assemblage sera disponible dans la version 0.14, mais il ne devrait pas être tout de suite entièrement fonctionnel, d’après ce fil de discussion.
MesuresLuke Parry a commencé à développer un framework de gestion des mesures dans FreeCAD (Measurements Framework: (Plan of Action)). Deux types de mesures seront gérées, les mesures temporaires et les dimensions paramétriques. Les mesures temporaires sont celles calculées pour vérifier les longueurs des arêtes ou les distances entre deux points. Les dimensions paramétriques sont, quant à elles, sauvegardées dans le document et sont réutilisées pour les annotations. Le principal objectif est d’avoir des annotations qui se mettent automatiquement à jour dans les mises en plan.
Module architecturalYorik van Havre a précisé sur son blog les développements qu’il allait mener sur le module architectural :
Dans cette dépêche, on vous propose quelques nouvelles autour du monde de LaTeX. On y abordera le Google Summer of Code, des modèles LaTeX, XeTeX et pour finir, LuaTeX.
LyX vient d’être accepté pour le Google Summer of Code 2013. Voici une liste des projets proposés :
Si vous souhaitez participer à l’un de ces projets, n’hésitez pas à postuler !
Modèles LaTeXIl y a un peu plus d'un an, un site proposant des modèles pour LaTeX a été lancé. Récemment, un partenariat avec un site de compilation de document interactif, SpanDeX, va permettre d’interagir directement avec les modèles pour les essayer. Tout un chacun est le bienvenu pour ajouter quelques modèles pertinents.
XeTeXXeTeX est une implémentation de TeX dont le but est de prendre en charge Unicode de manière bien plus pratique, ou encore les polices du type OpenType, AAT et SIL Graphite.
Le 6 avril 2013, la version 0.9999.2 de XeTeX est sortie (pour rappel, le numéro de version tend vers 1). Celle-ci est la deuxième sortie mineure, après la 0.9999.1, depuis la sortie de la 0.9999.0 le 11 mars 2013.
Pour rappel, voici les principales nouveautés apportées par les versions 0.9999.0 à 0.9999.2 :
LuaTeX, projet lancé en 2005 à partir de pdfTex, est une nouvelle implémentation de TeX qui contient un langage de script, Lua. Il rend possible d'utiliser les fonctions internes de TeX dans du code Lua, et d'appeler des fonctions Lua depuis du code LuaTex. Tout comme pour XeTeX, les polices OpenType sont acceptées.
La dernière version date du 5 avril 2013 : c'est la 0.76.0. Elle apporte principalement quelques corrections de bogues présents dans la 0.75.0 sortie en mars.
Voici une petite liste des principaux changements apportés par ces deux versions :
Les Mozilla Labs sortent un nouveau jouet assez sympathique en JavaScript : un service de collaboration en temps réel sur le développement de sites et applications Web. Il offre l’édition collaborative de formulaires et de texte, le partage du pointeur à l’écran, la navigation synchronisée, un outil de messagerie instantanée et de discussion audio.
TowTruck (littéralement une « remorqueuse » ou « dépanneuse ») est écrit en JavaScript, basé sur WebRTC et publié sous licence libre MPL v2. Cela nécessite un serveur de collaboration (ou bien l’utilisation d’un tiers), qui repose sur Node.js. Côté client, il y a besoin d’une installation simple sur votre serveur Web ou l’utilisation d’une extension Firefox pour tous les autres sites Web. Les auteurs sont Aaron Druck, David Ascher (Thunderbird, Mozilla Messaging), Ian Bicking et Simon Wex. C’est encore en version alpha.
Une petite vidéo vaut mieux qu’un long discours. Ça fait plaisir de voir un des organismes majeurs du Libre être aussi créatif, innovant et motivant. C’est un outil bien plus puissant et complet qu’un Etherpad dédié au texte ou un Google Drive dédié bureautique et privateur. Il permet, entre autres, la programmation en binôme et l’enseignement à distance ; mais aussi, pourquoi pas, la capacité de support en ligne et, peut‐être, l’édition temps réel de dépêches sur LinuxFr.org.
NdM : merci à coïn pour son journal.
Cliquez le bouton TowTruck :
Partagez le lien TowTruck :
Attendez que vos contacts vous rejoignent :
Installation sur un site Web
C’est ultra simple à installer sur un site Web, deux lignes :
Il suffit d’insérer cette ligne dans votre page HTML :
<script type="text/javascript" src="https://towtruck.mozillalabs.com/towtruck.js"></script>Ensuite, le bouton apparaît à l’endroit de votre choix dans la page :
<button onclick="TowTruck(this); return false;">Start TowTruck</button> Alternative : EatPoniesNotez que zvin avait déjà publié le code source de EatPonies sous licence AGPL, et en avait parlé sur LinuxFr.org.
Qt (prononcer « cute », comme mignon en anglais), célèbre framework C++ libre multiplate-forme, continue son bonhomme de chemin avec ces deux annonces : un nouveau moteur Javascript et la version alpha de la 5.1 !
NdM : merci à neil pour son journal.
Après avoir changé de moteur JavaScript lors du passage à QML 2.0 (inclus dans Qt 5.0), Digia, la société qui soutient et développe Qt, annonce vouloir effectuer un nouveau changement de moteur ! Pour rappel, QML est le langage privilégié pour le futur de Qt, et mêle un aspect déclaratif pour la définition d‘interface graphiques, à un aspect impératif sous forme de code JavaScript. Pour l’instant, Qt se base sur le moteur V8, développé par Google, et dont la vélocité et la stabilité de l’API ont été les principales motivations de son incorporation à Qt.
Mais ce moteur est trop orienté navigateur, et rend complexe la définition d’objets en Qt. Ceux-ci devant être accessibles depuis QML, JavaScript et C++ (sous forme d’objet QObject). De plus l’utilisation de V8 pose différents problèmes, notamment pour le support d’iOS et WinRT (QML ayant vocation à unifier les interfaces graphiques mobile et desktop). Pour l’instant Qt maintient sa propre branche patchée de V8 dans son arbre. Le nouveau projet, commencé du temps de Nokia, fonctionne et porte le nom de v4vm, mais les performances actuelles sont encore très faibles : trois fois plus lents que l’ancien moteur JavaScriptCore (de QML 1.0).
Qt 5.1 en alphaDigia a aussi annoncé la version beta de Qt 5.1. Cette nouvelle version apporte son lot de nouveautés, en particulier en complétant la bibliothèque QML pour la définition d’interfaces graphiques. En effet, les interfaces à base de widgets ne sont pas disponibles en QML, et les utilisateurs devaient jusqu’alors re-créer leurs propres composants graphiques en se basant sur les quelques éléments disponibles. Il est aussi possible de créer ses propres éléments QML à partir de zéro, soit en les peignant d’abord dans un QPainter, ce qui implique une perte de performance lors de la copie des bitmaps vers OpenGL, soit en définissant ses propres scènes OpenGL, un travail plus que fastidieux.
Avec Qt 5.1, on voit apparaître les Controls QtQuick qui regroupent tous les éléments standards d’une interface graphique habituelle : boutons, labels, barre de menu, barre de progrès, tabs, et un début de composants de texte. Tout ça reste bien moins puissant que l’expérience accumulée dans les widgets standards (le module Qt Widgets), et ceux-ci sont loin d’être dépréciés dans Qt.
Une avancée de Qt 5.1 est le support d’Android, en sus des plates-formes basées sur Linux ou BlackBerry. Ce support est quasi complet, n’omettant que certaines parties du module Multimedia. On peut noter aussi la présence d’un support minimal d’iOS, mais les problèmes du moteur V8 ne permettent pas d’écrire du QML sur cette plate-forme.
On peut aussi noter la sortie de Qt 5.0.2, uniquement des corrections de bugs. Notamment celui empêchant d’utiliser Qt/MinGW sous Windows XP.
Suite à la tentative très moyennement couronnée de succès de mettre à jour la distribution Ubuntu server de la machine principale de LinuxFr.org vers une version un peu plus récente (et toujours supportée pour les mises à jour de sécurité), nous avions fini par récupérer un serveur vivant (encore merci aux admins de la fondation Free pour leur intervention), mais dans un état plutôt bancal.
La suite de cette dépêche, un tantinet auto-centrée mais susceptible d'intéresser certains d'entre-vous techniquement et/ou d'expliquer l'indisponibilité du mercredi 17 après-midi, est en seconde partie.
En effet, pour que le serveur démarre sans bloquer il fallait, dans cet ordre précis :
Toute autre approche (comme tenter de continuer le démarrage normalement sans passer par le fsck) aboutissait à un blocage. Évidemment, pas moyen de réparer ça à distance, surtout avec une carte DRAC capricieuse et plus que limitée (cf. dépêche précédente). Nous avons donc décidé de la disponibilité de deux admins DLFP pour aller voir sur place ce qu'il en était et comment il était possible de réparer.
Premier état des lieux : en démarrage normal, l'écran devient tout noir (mais il reçoit toujours un signal VGA) juste après grub, et le serveur est dans un état qu'on peut qualifier de planté-mais-pas-tout-à-fait : pas de réseau, pas d'affichage, mais si on fait Ctrl-Alt-Suppr sur le clavier, il redémarre. En mode rescue, on voit bien le noyau démarrer (pas d'écran noir), et si on tente de continuer le démarrage sans fsck, il se bloque au moment de monter les partitions (mais il répond toujours au clavier si on fait Ctrl-Alt-Suppr).
Au bout de quelques essais, on constate qu'on peut tuer le processus qui bloque le démarrage (en jonglant avec les commandes alt-sysrq) : plymouthd. Les deux admins présents, plutôt habitués aux environnements debiannistes et sysv-istes, n'ont absolument aucune idée du boulot de ce daemon, et une brève recherche nous indique qu'il sert de splash screen graphique au démarrage, fonctionnalité absolument indispensable sur un serveur. Naturellement, le paquet mountall dépend de plymouth, on ne peut donc pas le virer. Impossible de trouver comment le désactiver dans la configuration d'upstart (le système de démarrage révolutionnaire d'Ubuntu qui fait afficher des splash screens sur les serveurs).
Après presque deux heures de bataille avec divers paramètres au démarrage (désactiver "quiet", activer "nomodeset", etc.), on décide de mettre à jour vers Precise Pangolin, en se disant qu'au pire ça continuera à planter comme actuellement, mais que de toute façon ça ne peut pas se dégrader davantage. Pendant la mise à jour, on constate que le mainteneur grub a eu la même idée que nous (désactiver "quiet" et activer "nomodeset"), merci. Premier redémarrage, plus d'écran noir ni de blocage, le bug qui nous affectait a donc été corrigé, même s'il a été décidé qu'il ne serait pas rétroporté vers la version précédente.
Gruik (oui c'est son petit nom), qui héberge le site web et quelques services, tourne donc maintenant sous Ubuntu 12.04 Precise Pangolin (LTS), les serveurs invités sont eux toujours en Debian Squeeze (et sans splash screen).
Quand à l'autre serveur, Zobe, il a été migré en Debian presque-Wheezy-qui-va-sortir-bientôt et son contrôleur RAID a été reconfiguré pour accepter de nouveau un disque dur qui était parti en vacances et ajouter deux nouveaux disques durs qui s'étaient matérialisés spontanément en son sein.
La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.
Sommaire[Le Vinvinteur] L’armée “accro” à Microsoft?
Par la rédaction, le samedi 20 avril 2013. Extrait:
«L’armée capitule face à Microsoft»: confirmant une information du site PCInpact -qui avait levé le lièvre dès 2008-, le Canard Enchaîné a révélé mercredi dernier que l’armée française était sur le point de reconduire un contrat, sans appel d’offres, avec Microsoft. Problèmes: il «coûte cher, augmente les risques d’espionnage et se négocie… dans un paradis fiscal».
Lien vers l'article original: http://levinvinteur.com/larmee-accro-a-microsoft
Et aussi:
[LeMagIT] Le gouvernement britannique nomme un comité des standards ouverts
Par Cyrille Chausson, le jeudi 18 avril 2013. Extrait:
Après avoir énoncé sa préférence pour les logiciels Open Source, le gouvernement britannique a officiellement concrétisé la création de son «Open Standards Board», un comité des standards ouverts qui devra définir quels standards privilégier ou imposer dans les achats IT du gouvernement.
Lien vers l'article original: http://www.lemagit.fr/technologie/applications/open-source/2013/04/18/le-gouvernement-britannique-cree-un-comite-des-standards-ouverts
[LeJournalduNet] GitHub: une majorité des projets non-Open Source
Par Antoine Crochet-Damais, le jeudi 18 avril 2013. Extrait:
Se présentant désormais comme un réseau social de développeurs, la plate-forme de partage de code source serait-elle prise d'assaut par des éditeurs propriétaires ? Une étude sème le doute.
Lien vers l'article original: http://www.journaldunet.com/developpeur/outils/github-des-sources-non-open-source-0413.shtml
[Agefi.com] Patent Trolls et autres dérives: risques importants pour le système des brevets
Par Michel Jaccard et Juliette Ancelle, le mardi 16 avril 2013. Extrait:
Un contrôle plus strict des demandes déposées et une meilleure connaissance des solutions existantes permettent de réduire les effets néfastes de certains brevets qui n’ont pas lieu d’être.
Lien vers l'article original: http://www.agefi.com/une/detail/archive/2013/april/artikel/un-controle-plus-strict-des-demandes-deposees-et-une-meilleure-connaissance-des-solutions-existantes-permettent-de-reduire-les-effets-nefastes-de-certains-brevets-qui-nont-pas-lieu-detre.html
Voir aussi: http://brevet-unitaire.eu
[Developpez.com] La FSF proteste contre l'ajout d'une API pour la DRM à HTML5 par le W3C et lance une pétition pour l'interdire
Par Stéphane le calme, le vendredi 19 avril 2013. Extrait:
La Free Software Foundation (FSF) s’insurge contre les efforts de Google, Microsoft et Netfix (voir section «Retrouvez le dossier complet de la rédaction»).
Lien vers l'article original: http://www.developpez.com/actu/54411/La-FSF-proteste-contre-l-ajout-d-une-API-pour-la-DRM-a-HTML5-par-le-W3C-et-lance-une-petition-pour-l-interdire
L'émission de radio « Symbiose » qui parle de logiciel et de culture libre (diffusée sur le web et sur divergence-FM) m'a récemment invité pour parler du projet « Salut à Toi » déjà mentionné plusieurs fois ici.
L'émission vient d'être mise en ligne, un grand merci à Luc et Emmanuel pour l'invitation, et pour la soirée et les discussions intéressantes.
Vous pouvez en profiter pour écouter les précédentes émissions, sur la vente liée et les jeux vidéo libres, et n'hésitez pas à donner des liens en commentaire vers d'autres émissions de radio qui parlent de culture libre (à ma connaissance il y a - ou a eu car certaines semblent au point mort - divergence numérique, do you hack me, et random).
D'autre part, comme mentionné dans l'émission, on parle d'organiser un débat à Paris sur les outils de communication (et les réseaux dit « sociaux »), leurs implications sociales, leur utilité, la vie privée, temps passé dessus, utilisation en milieu militant, etc. N'hésitez pas à me contacter si le sujet vous intéresse.
Enfin, quelques nouvelles rapides du projet qui avance bien ces derniers temps :
Le 27 avril 2013, hepia accueille la troisième édition de la manifestation « Fêtons Linux: le libre en fête », avec le soutien du Département de l’instruction publique de Genève. Le programme s’enrichit encore cette année : conférences de François Elie, philosophe et président d’ADULLACT, et de François Marthaler, ancien Conseiller d’État (VD), ateliers de graphisme, cours de programmation dès 6 ans et bien d’autres choses encore.
Quel est le point commun entre un ordinateur de la taille d’une carte de crédit, un dessin animé en 3D et des drones utilisés par des géomètres ? Tous sont motorisés par des logiciels libres ! « Fêtons Linux » propose, pour sa troisième édition, de venir découvrir ces projets étonnants, d’écouter des spécialistes et de participer à des ateliers pour petits et grands.
Le 27 avril prochain, de 13h à 20h, un collectif d’associations accueille le public, profanes ou spécialistes, à « Fêtons Linux : le libre en fête ». Hébergée par hepia, la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève, et soutenue par le Département de l’instruction publique de Genève, la manifestation propose cette année plusieurs nouveautés, notamment des ateliers de programmation pour les plus jeunes : atelier d’initiation à la programmation dès 6 ans avec le Raspberry Pi (un mini-ordinateur de la taille d’une carte de crédit) et atelier « Programme ton jeu » autour de la carte hepiaLight (matériel libre programmé avec du logiciel libre). Au niveau des logiciels, l'accent sera mis sur le graphisme avec des logiciels libres (notamment Blender, Inkscape, Scribus).
« Fêtons Linux » a également invité cette année le projet R-Pod (photogrammétrie sur demande), qui réalise des images aériennes géoréférencées à la demande grâce à des ailes télécommandées. De son côté le prof. Jean-Daniel Nicoud, inventeur du Smaky et de la souris optique, proposera une découverte du monde Arduino.
Au-delà des aspects pratiques, les organisateurs désirent aussi apporter des réflexions sur les changements sociaux qui accompagnent les logiciels libres et l'irruption des nouvelles technologies dans tous les secteurs de la vie. C'est ainsi que l'après-midi verra les conférences du philosophe François Elie, de l’ancien Conseil d’État vaudois François Marthaler, et d'Alain Jacquesson, ancien directeur de bibliothèques et professeur HES.
CollaborationsLe collectif « Fêtons Linux : le libre en fête » a été créé par plusieurs associations actives en Suisse romande : le GULL (Groupe romand d’utilisateurs de logiciels libres), Post Tenebras Lab, le « hackerspace » de Genève, et Swisslinux.org ont été rejoints pour cette édition par la Free IT Foundation, organisatrice de la dernière édition des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL) à Genève.
Pour cette édition, le collectif reçoit de nombreux soutiens, dont ceux de Réalise (entreprise de réinsertion et de récupération de matériel électronique d’occasion) et d’Infomaniak Network (hébergement informatique). Certaines activités sont également développées par des centres de recherche romands : R-Pod est un projet de la Haute école d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud, et l’atelier de programmation Raspberry Pi sera animé par William Bell, chercheur au CERN et à l’Université de Genève.
Rencontrer les associations et entreprises sur les stands de la fête, recevoir des conseils et de l’aide personnalisés : c’est aussi cela que la manifestation « Fêtons Linux : le libre en fête » propose tout au long de l’après-midi.
Infos pratiques« Fêtons Linux » à hepia, rue de la Prairie 4 (Genève), le 27 avril 2013 de 13h à 20h. Accès en transports publics: bus 6, 9, 10, ou 19, arrêt Prairie, et tram 14 ou 18, arrêt Lyon. Parking payant sous l’école.
Renseignements complémentairesCédric BRINER − briner CHEZ infomaniak.ch − +41 76 / 382 39 04
www.fetons-linux.ch
La suite de la dépêche a été rédigé par L.L / Free IT Foundation.
Un patrimoine technologique au service des administrations publiquesAujourd'hui, de nombreuses administrations publiques ont déjà migré ou sont en cours de migration vers le logiciel libre de toutes ou une partie de leurs infrastructures informatiques.
On remarquera par exemple le Tribunal Fédéral avec la suite de logiciels OpenJustitia qu'il a développé sous licence libre GNU GPL v3, le Département de l'instruction publique de Genève avec son implémentation de GNU/Linux ou encore, hors de nos frontières, la Gendarmerie nationale française qui a intégré le système d'exploitation Ubuntu pour l'ensemble de ses postes de travail. Il est intéressant de remarquer que cette tendance est renforcée par une particularité inhérente à l'utilisation des logiciels libres. Les licences qui s'appliquent à ces logiciels, et plus particulièrement les licences GNU GPL et compatibles, assurent à leurs utilisateurs la constitution, la maîtrise et la pérennité d'un véritable patrimoine technologique.
En effet, les licences permettent d'adapter et d'évoluer la technologie exploitée selon le contexte d'utilisation et les critères de fonctionnalités recherchés. Les licences donnent également le droit aux utilisateurs de réorienter et de redistribuer la technologie sous un autre nom, mais bien entendu pour autant que les conditions de la licence soient respectées.
Ces mécanismes juridiques permettent la constitution d'un patrimoine technologique commun, dans lequel, tout un chacun peut en utiliser des briques pour construire son propre patrimoine technologique.
L'innovation en est accélérée et devient collective de par l'un des principes importants des licences libres qui consiste, en échange des libertés accordées aux utilisateurs, à les obliger à citer les auteurs originels des technologies utilisées et, dans le cas où la technologie est redistribuée, à partager sous la même licence les évolutions apportées afin d'offrir les mêmes droits aux futurs utilisateurs. Ce processus est le moteur du développement communautaire qui à permis au système d'exploitation GNU/Linux de devenir un standard technologique utilisé à travers le monde et à la source de grandes innovations.
Au cœur des communautés du libre, Genève accueille cette année M. François Elie, fondateur de l'ADULLACT, pour une conférence intitulée « L'argent public ne doit payer qu'une fois » à l'occasion de la 3e édition de la manifestation « Fêtons Linux : le libre en fête ». Cette conférence soulignera l'intérêt pour les organismes d'utilité publique de s'orienter vers le logiciel libre et apportera de plus amples précisions sur les principes et processus de gouvernance qui en résultent.
Agenda : samedi 27 avril de 13h à 20h, à la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (hepia).
Rue de la Prairie 4, 1202 Genève
Les technologies libres ont permis de révolutionner les méthodes et les possibilités de développement dans le domaine des systèmes informatiques embarqués. Du smartphone au système multimédia d'une voiture en passant par le bancomat d'une banque, les systèmes informatiques embarqués assurent l'autonomie, l'interopérabilité et le contrôle de tout type de périphériques électroniques.
Les technologies libres offrent dans ce domaine de nombreux outils et des briques technologiques performantes permettant d'accélérer et d'améliorer significativement la création de systèmes informatiques embarqués, spécialement adaptés pour une application donnée. De célèbres projets tels que Google Street View ou Google Books ont vu le jour grâce à des technologies libres. La technologie d'imagerie numérique Elphel est notamment utilisée dans ces deux projets, technologie dont le logiciel est sous licence GNU GPL et le matériel sous licence CERN-OHL. Il existe aujourd'hui un choix important de solutions pour faciliter le développement de systèmes informatiques embarqués. Les logiciels libres y jouent naturellement un rôle prépondérant de par leurs capacités à être copiés, modifiés et redistribués selon les termes de leurs licences.
Par le biais d'événements tels que Fêtons Linux qui aura lieu le 27 avril à Genève ou encore les 14es Rencontres Mondiales du Logiciel Libre qui se dérouleront du 6 au 11 juillet 2013 à Bruxelles, l'accès à ces technologies devient possible pour un plus large public.
On remarquera par exemple qu'il existe aujourd'hui des formations destinées aux enfants dès 6 ans pour leur permettre d’appréhender les bases élémentaires de la programmation de systèmes embarqués. Le CERN donne par exemple des formations qui s'appuient sur le matériel Raspberry Pi, un micro-ordinateur de la taille d'une carte de crédit fonctionnant grâce aux logiciels libres. On retrouve également de plus en plus de formation sur le matériel Arduino, un kit de développement électronique basé sur du logiciel libre et dont le matériel est quant à lui également basé sur une licence libre.
La révolution technologique du 3e millénaire est bel et bien en marche, nos enfants s'y préparent déjà.
Voici un mini-printemps des alternatives aux « walled gardens » privatifs, centralisés et propriétaires. Si vous avez d'autres alternatives en vue, veuillez les signaler en commentaires de cette dépêche, ou bien sur la rédaction collaborative.
Pinry
Pinry est un serveur de sites de partage, tag et sauvegarde de collections d'images, vidéos, pages web, hobbies et événements, alternative libre de Pinterest.
Pinry est développé en Python, sous licence AGPLv3, sur la base de Django, et dépend de pip et virtualenv.
Poche
Poche est un site de sauvegarde et lecture d'article sur le web, alternative libre de Pocket (ex Read It Later), Instapaper et Readability.
Poche est codé en PHP, dépend de SQLite, et publié sous la fameuse licence « Do What The Fuck You Want To Public License, Version 2 ». La dernière version de Poche permet l'import de données Pocket.
Quelque copies d'écran tout de même…
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Il était une fois, à une époque pas si lointaine, où la question des jeux vidéos sous Linux était très vite résolue. Hormis une poignée de jeux libres ou semi-amateurs, non pas forcément dénués d'intérêt mais plutôt « de niche » et disponibles de toute façon également sous Windows, il n'y en avait pas. Si, au fil du temps, le catalogue s'est peu à peu étoffé, l’absence de jeux propres à satisfaire les « hardcore gamers » est toutefois demeurée criante. Or, depuis l'avènement de Linux, le manque de jeux est pour beaucoup un des obstacles, si ce n'est le principal, s'opposant à la migration vers ce système.
NdM : Cette dépêche évoque principalement des jeux propriétaires.
Très tôt, des solutions ont été apportées pour tenter de résoudre ce problème. D'une part, des solutions visant à faire fonctionner directement la logithèque existante ont été mises au point. Il s'agit des machines virtuelles DOS pour les jeux les plus anciens, et de Wine pour les jeux Windows. Ces deux solutions sont toujours développées et offrent souvent une alternative intéressante, mais elles ne sauraient constituer une solution définitive et complète. La compatibilité et les performances varient selon le jeu, et sont parfois tout à fait excellentes, mais les développeurs sont généralement obligés de courir pour tenter de rattraper non seulement les API Windows mais très souvent les jeux eux-mêmes. Les développeurs des jeux se préoccupent rarement de leur compatibilité avec Wine, et utilisent le plus souvent les bibliothèques DirectX, couvertes de façon variable par Wine. Des mises à jour sont régulièrement apportées à Wine pour résoudre les problèmes rencontrés mais, de façon générale, les jeux les plus récents, donc ceux pour lesquels on veut généralement jouer sans attendre, tournent moins bien que les plus anciens.
L'autre solution, bien sûr, a été de porter nativement des jeux sous Linux. Malheureusement, le marché des jeux sous Linux étant relativement restreint, le portage des jeux ne s'est fait que de façon relativement ponctuelle. Certains éditeurs ont proposé des versions Linux, mais cela ne concernait qu'une fraction des titres produits dans une année. D'autres tels que Loki Software se sont essayés au portage de jeux existants sous Linux mais ont finalement mis la clé sous la porte.
Donc, jusqu'à une époque récente, le paysage des jeux sous Linux était relativement déprimant. D'une part, certains jeux existant de façon native, mais souvent assez anciens. D'autre part, certains autres fonctionnant sous Wine, parfois très bien, parfois beaucoup moins, et puis, une armada ne fonctionnant pas du tout. Et, lorsqu'un jeu « AAA » se profile, la quasi-certitude qu'il faudrait de toute façon l'installer sous Windows. Mais, depuis peu, ce paysage est en train de changer.
Le paysage des jeux sous Linux connaît actuellement un bouleversement sans précédent dans son histoire. Le nombre de jeux commerciaux disponibles et à venir s'accroît sans cesse. Comme beaucoup de révolutions, celle-ci était à la fois inattendue, relativement prévisible et, tout compte fait, plutôt silencieuse. La plupart des personnes ne se rendront compte de son existence qu'en regardant derrière eux. Néanmoins, il ne me paraît pas inutile de m'y attarder et de la décrire un peu. Pour synthétiser, je pense qu'on peut la résumer en trois points.
Internet : le financement participatif et les jeux indépendantsInternet a rendu possible le développement de plates-formes de développement participatif, ou crowdfunding. Il s'agit d'offrir aux personnes la possibilité de participer directement au financement de projets les intéressants. Le financement peut s'appliquer bien sûr à n'importe quel projet mais, de par leur nature dématérialisée, elle s'avère particulièrement adaptée aux jeux vidéos, et certains développeurs de jeux indépendants, souvent délaissés par les éditeurs traditionnels, se sont engouffrés dans la brèche.
Ces plateformes offrant la possibilité aux internautes de voter pour les fonctionnalités qui les intéressent, soit en soumettant leur opinion aux développeurs, soit simplement avec leur porte monnaie, de nombreux éditeurs ont proposé des versions natives de leurs jeux sous Linux pour accroître leur financement. À leur tour, les joueurs intéressés par une version native de leur jeux ont souvent tendance à donner davantage qu'ils ne l'auraient fait autrement, voire à pré-financer un jeu qu'ils ne financeraient pas autrement.
La plateforme emblématique du développement participatif est probablement le site Kickstarter. Le succès de cette approche est tel qu'il devient actuellement de plus en plus difficile de ne PAS trouver un jeu présent sur ce site qui ne soit pas proposé sous Linux, au minimum en tant que but à atteindre si une certaine somme est atteinte (les « stretch goals »). Et, s'il y en a toujours, il ne s'agit pas uniquement de « petits » jeux. Certains ont amassé plusieurs millions de dollars.
Unity : le portage des jeuxLes développeurs intéressés par le portage de jeux sous Linux cherchent naturellement la solution la plus efficace possible. Actuellement, la solution qui se détache semble être unity. Si elle n'est pas encore elle-même disponible sous Linux, elle permet aux développeurs de compiler directement leur code sous Windows et sous Linux. Elle est très fréquemment utilisée par les développeurs présents sous kickstarter, pour les jeux 2D comme pour les jeux 3D, et même par ceux qui n'avaient a priori pas prévu de porter leur jeu sous Linux. À partir de là, la possibilité de proposer un stretch goal pour porter le jeu sous Linux devient presque automatique.
Windows 8, Valve et la SteamBoxC'est un point peut-être relativement mineur par rapport aux deux précédents, mais la nature fermée de Windows 8 et du Windows store ont poussés l'éditeur Valve a développer une console basée sous Linux. Ce faisant, ils ont également porté leur magasin, apportant une visibilité plus grande aux jeux existants.
Et maintenant ?
Maintenant, je dirais que l'avenir s'annonce très prometteur. Certes, les jeux AAA continueront sans doute d'être portés exclusivement sous Windows (quoique Windows 8, relativement peu apprécié des éditeurs pourrait paradoxalement contribuer à changer la donne), mais pour la plupart des éditeurs indépendants, porter leur jeu sous plusieurs plateformes va de plus en plus de soi. Cet engouement est également accéléré par l'avènement des tablettes tactiles : les éditeurs indépendants proposent de plus en plus souvent d'y porter leurs jeux, ce qui les pousse à avoir un jeu adapté à plusieurs plate-formes. Difficile alors d'exclure délibérément un portage sous Linux dans ces conditions.
Pour finir, voici quelques exemples de jeux qui me semblent refléter l'évolution en cours des jeux sous Linux. Échantillon tout à fait subjectif je le reconnais (j'ai souscrit personnellement à tous ces jeux) :
Le jeu sous Linux voit de nouvelles possibilités se dégager permettant de présager un avenir meilleur.
La petite équipe de Cairo-Dock/Glx-Dock est fière de vous annoncer la sortie en version stable de la branche 3.2. La version 3.2.1 est disponible depuis la semaine passée ! Cairo-Dock est une interface de bureau conviviale, rapide et entièrement personnalisable (sous licence GPL v3+). Vous pouvez l’utiliser soit comme une session alternative (la session Cairo-Dock) à Unity, GNOME Shell, Xfce Panel, KDE panel, etc., soit comme complément à ces environnements. Cairo-Dock s’adapte avant tout à vos besoins, et non l’inverse ! Et les contributions peuvent également être intégrées si un besoin particulier est demandé ;)
Cette nouvelle version majeure apporte son lot de nouveautés et de stabilité. Au programme des modifications importantes, on y trouve un meilleur support du multi-écrans, une meilleure intégration dans Gnome-Shell, l'ajout du support de GDM et Systemd pour la gestion de la session mais aussi un nouveau plugin, effets sonores, indispensable pour amuser/ennuyer vos amis, et deux nouvelles applets : Capture d'écran et Indicateur Générique (qui apporte l'ajout du support de tous les greffons de type 'indicator' développés principalement pour Ubuntu mais pas uniquement).
Sans oublier d'innombrables corrections et améliorations comme l'applet Raccourcis qui se voit ajouter le support des dossiers distants (Samba, FTP, etc) et des disques chiffrés, l'applet Navigateur Rapide qui se dote d'un nouveau menu au clic droit sur les fichiers, le menu d'application qui est maintenant plus rapide, les tâches périodiques qui ont été améliorées pour consommer encore moins de ressources, un meilleur support de BSD, la possibilité d'écrire des applets en Python 3 (en plus des interfaces déjà disponibles comme Python 2, Ruby, Vala, Mono et Bash), etc. Le ChangeLog vous donnera plus de détails à ce sujet !
La session Cairo-Dock, grâce à son lot de greffons, permet de contrôler toute une série d'éléments nécessaires à la gestion de la session : le classique menu d’applications, des raccourcis, des lanceurs, une barre des tâches, un moyen de fermer la session, d’afficher l’heure, d’être averti en cas de divers événements, etc. Bref, une gestion de session enrichie grâce à de nombreux greffons.
Le dock a le grand avantage d’avoir un second panneau de configuration dit « avancé ». Il vous permettra d’adapter le dock à vos besoins et de le régler dans les moindres détails. Cairo-Dock peut également profiter de l’accélération graphique, les greffons peuvent être détachés sur le bureau en desklet et beaucoup de greffons et d’effets sont disponibles et activables en un clic. Il est donc tout à fait possible d'avoir une configuration exotique, avec des effets partout, tout comme un style très sobre et (très) minimaliste.
À noter également qu’une API D-Bus complète, ainsi que des interfaces pour plusieurs langages de programmation, sont disponibles pour créer rapidement des applets/greffons ou favoriser la bonne intégration de divers programmes.