Les TPE à l'honneur !
Le Pack Logiciels Libres pour TPE
Une initiative de la Chambre des Métiers et du Conseil Général de Picardie !
Compilibre
Une compilation de logiciels libres pour les TPE et associations
La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.
Sommaire[Futura-Sciences] Piratage, DRM: l'impression 3D s'invite dans les débats sur le "libre"
Par la rédaction, le samedi 28 avril 2013. Extrait:
Droit d’auteur, propriété intellectuelle, piratage, DRM, mouvement «open source»: ces thèmes bien connus traversent des débats sur les logiciels, la musique ou les films, et atteignent aujourd’hui l’impression 3D. Pour la Journée mondiale de la propriété intellectuelle, dont le thème 2013 était «Créativité: la prochaine génération», une exposition y est consacrée à Genève. Découvrez ce nouveau débat.
Lien vers l'article original: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/internet/d/piratage-drm-limpression-3d-sinvite-dans-les-debats-sur-le-libre_46111/
[Le Monde.fr] La défense du droit d'auteur dans le futur traité transatlantique
Par la rédaction, le vendredi 27 avril 2013. Extrait:
Le futur traité commercial entre Etats-Unis et Europe pourrait contenir des mesures renforçant la défense du droit d'auteur, au détriment des libertés personnelles, s'inquiètent certains de leurs défenseurs.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/04/26/la-defense-du-droit-d-auteur-dans-le-futur-traite-transatlantique_3167444_651865.html
[PC INpact] DRM: 27 organisations demandent au W3C de rejeter le futur standard EME
Par Vincent Hermann, le jeudi 25 avril 2013. Extrait:
Il y a un peu plus de deux mois, le W3C publiait un premier brouillon pour un standard particulier. Les Encrypted Media Extensions ont pour objectif de permettre aux entreprises d’utiliser des solutions DRM si elles en ont besoin. Un ajout nettement décrié par une coalition de 27 organisations qui fustigent l’intrusion des DRM dans un standard (le HTML5) dont la mission est avant tout de fournir le même web à tous les internautes.
Lien vers l'article original: http://www.pcinpact.com/news/79364-drm-27-organisations-demandent-au-w3c-rejeter-futur-standard-eme.htm
Et aussi:
[Framablog] Soutenons le projet «Vidéo en Poche» des cinémas Utopia
Par aKa, le jeudi 25 avril 2013. Extrait:
Venir avec sa clé USB pour la faire remplir au cinéma, ça me rappelle quand ma maman allait chercher du lait dans sa bouteille alu.
Lien vers l'article original: http://www.framablog.org/index.php/post/2013/04/25/video-en-poche-utopia-rodolphe-village
[France Info] Un contrat armée-Microsoft qui énerve
Par la rédaction, le mercredi 24 avril 2013. Extrait:
Microsoft et l'armée seraient-ils trop liés? C'est l'avis des défenseurs du logiciel libre et de quelques responsables politiques.
Lien vers l'article original: http://www.franceinfo.fr/high-tech/nouveau-monde/un-contrat-armee-microsoft-qui-enerve-962963-2013-04-24
[Maghreb Emergent] Algeria 2.0: Le "libre" en exploration au carrefour des professionnels des TIC
Par la rédaction, le mercredi 24 avril 2013. Extrait:
Opendata, openstreetmap, opensource, opensoftware, le concept du "libre" fait de plus en plus d'émules sur Internet DZ où les initiatives fleurissent sous l'impulsion d'une communauté engagée et active. Portrait des acteurs de ce mouvement rencontrés lors de la "Journée libre", au cyberparc de Sidi Abdallah, dans le cadre du Carrefour international des professionnels des TIC et d’Algeria 2.0, du 15 au 20 avril 2013.
Lien vers l'article original: http://www.maghrebemergent.info/high-tech/information-technology/item/23302-algeria-2-0-le-libre-en-exploration-au-carrefour-des-professionnels-des-tic.html
Voir aussi la nouvelle page de framasoft
Elasticsearch est un système distribué, RESTful, reposant sur le moteur de recherche Apache Lucene. Il est développé par Shay Banon et est publié sous la licence Apache Software. Elasticsearch est développé en Java.
ElasticSearch est une réécriture complète du moteur de recherche Compass par son auteur pour prendre en charge au cœur de l’application la montée en charge horizontale (scalability) ; cette réécriture commencée début 2010 lui permet aussi de profiter des avancées du moteur d’index Lucene. Pour plus de détail, lire The Future of Compass & ElasticSearch.
Créée le 19 janvier 2010, avec plus de 1300 utilisateurs et plus de 6000 conversations, la liste de diffusion est le pilier central de la communauté.
Une recherche sur github donne plus de mille dépôts ayant le mot "elasticsearch" dans le titre ou dans la description.
L'entrepriseElasticsearch, l'entreprise, a été fondé en juillet 2012 par 4 personnes :
Quatre mois après, en novembre 2012, une première levée de fonds de 10 M$ est réalisée. Trois mois après, en février 2013, une deuxième levée de fonds de 24 M$ voit le jour.
Après deux ans de développement, Elasticsearch est passé du projet purement open source à une entreprise ayant les moyens de soutenir une base d'utilisateurs grossissant à grande vitesse (plus de deux millions de téléchargements) des deux côtés de l'Atlantique.
Ces fonds leur ont permis d'embaucher les personnes les plus actives de la communauté : créateur de plug-in, de bibliothèque ou encore utilisateurs précoces. Parmi ceux-ci, David Pilato qui a initié la liste de diffusion française. L'entreprise propose maintenant des formations et trois niveaux de support jusqu'au 24x7.
RessourcesUne page de la documentation recense les développements communautaires autour d'Elasticsearch : Wrapper, intégration & plug-ins. Parmi ceux-ci, deux plug-ins majeurs :
Un bon tour d'horizon en français : Au coeur d'ElasticSearch.
Des blogs en anglais qui ont une série d'articles sur le sujet :
Tester ElasticSearchLa configuration de base d'ElasticSearch est faite pour tester rapidement des idées sur un poste de développement. Par exemple, la série de commandes ci-dessous a été faite sur un petit netbook.
Télécharger l'archive $ wget https://download.elasticsearch.org/elasticsearch/elasticsearch/elasticsearch-0.90.0.tar.gz $ tar xvf elasticsearch-0.90.0.tar.gz Lancer Elasticsearch $ cd elasticsearch-0.90.0 $ bin/elasticsearh -f $ curl -XGET localhost:9200 { "ok" : true, "status" : 200, "name" : "Wreckage", "version" : { "number" : "0.90.0", "snapshot_build" : false }, "tagline" : "You Know, for Search" } Indexer $ curl -XPOST localhost:9200/test/phrases/1 -d '{"text": "Liberté, Egalité, Fraternité"}' $ curl -XPOST localhost:9200/test/phrases/2 -d '{"text": "La route est longue mais la voie est libre"}' $ curl -XPOST localhost:9200/test/phrases/3 -d '{"text": "Less is more"}' Rechercher $ curl -XPOST localhost:9200/test/phrases/_search?pretty=true -d '{"query": {"match":{"text":"libre"}}}' { "took" : 13, "timed_out" : false, "_shards" : { "total" : 5, "successful" : 5, "failed" : 0 }, "hits" : { "total" : 1, "max_score" : 0.095891505, "hits" : [ { "_index" : "test", "_type" : "phrases", "_id" : "2", "_score" : 0.095891505, "_source" : {"text": "La route est longue mais la voie est libre"} } ] } } NouveautésLa version 0.90.0 est la 18ème version majeure d'Elasticsearch. Depuis la version 0.19, les sorties sont précédées d'une série de BETA et RC.
Les principales nouveautés de cette version sont :
Sources, les release notes :
Mais surtout comme la numérotation l'indique, la prochaine release majeure sera la 1.0 qui apportera un système de sauvegarde/restauration intégré, des facettes moins coûteuses en mémoire, et je suis sûr, bien d'autres choses encore.
Qui utilise Elasticsearch ?Voici une interview de Shay Banon où il parle (entre autres) de ses clients et de leur usage d'ES : Q&A with Shay Banon: 10 “Bonsai Cool” Things About elasticsearch
Et ci-dessous quelques détails.
foursquare“Elasticsearch is all about scale for us. At Foursquare, we handle tens of millions of searches across 50 million locations each day. Elasticsearch returns real-time results, which encourages more usage and deeper engagement.”—Andrew Hogue, Head of Search, Foursquare
foursquare now uses Elastic Search
SoundCloud“SoundCloud is an open platform that reaches over 180 million people, equating to 8% of the entire Internet population, every month. We connect people through sound by making it easy to discover and share audio and music once it has been created. Elasticsearch allows us to provide our engaged community with immediate, relevant results while offering us a continued path for scaling, consistency, and reliability.”—Alexander Grosse, Vice President of Engineering, SoundCloud
Architecture behind our new Search and Explore experience
kiln“We search 40,000,000,000 (forty billion) lines of code in real-time with Elasticsearch. We haven't seen that kind of scale or performance with any other search solution.”—Kevin Gessner, Kiln Team Lead, Fog Creek Software
Kiln, powered by Elasticsearch
GithubGithub est passé de Solr à Elasticsearch en début d'année : A Whole New Code Search. Ils ont eu d'ailleurs quelques problèmes : Recent Code Search Outages. On apprend dans ce second article que Github indexe environ 17 To de code source dans un cluster composé de 8 noeuds clients et de 26 noeuds de stockage, disposant chacun 2 To d'espace disque et utilisant des disques durs SSD.
SaaSOn peut noter deux entreprises qui proposent Elasticsearch comme service (Hosted) :
En vrac Stockage principalComme il est possible de conserver une copie du document envoyé pour être indexé, beaucoup de personnes demandent si on peut utiliser ES comme stockage unique de ses données. Si Shay Banon ne le recommande pas, car pour lui il manque encore un système de sauvegarde/restauration intégré, il a, malgré tout, reporté avoir un client qui stocke 1 Po de donné dans un cluster.
Langage agnostiqueSi ES est une grosse machinerie en Java, il est très ouvert vers les autres langages. D'abord, son API RESTfull permet de l'attaquer avec tout langage de programmation qui dispose d'un client HTTP. Ensuite aux différents niveaux où il est possible d'écrire des scripts (scripting), on a le choix entre mvel et java, par défaut ou via plug-in entre groovy, javascript et python.
HumourComme vous avez pu le voir au paragraphe Tester Elasticsearch/Lancer Elasticsearch, un GET à la racine du serveur vous accueille avec le slogan :
"You Know, for Search"
Les plus attentifs auront remarqué qu'un nom de node est choisi automatiquement. Celui-ci est extrait d'une liste de 2938 noms de personnage Marvel (voir la liste complète names.txt).
Comme prévu, la nouvelle version de Tryton est sortie ce 22 avril. Tryton est une plate‐forme de développement d’applications pour entreprise (progiciel de gestion intégré ou PGI mais aussi ERP) écrite en Python et sous licence GPLv3. Les modules de base couvrent entre autres les champs d’activité suivants : comptabilité, facturier, gestion des ventes, gestion des achats, comptabilité analytique, gestion de stock et de production.
Alors que l'utilisation de Tryton était, a priori, réservée aux PME qui souhaitaient gérer leur ventes, achats et stock, nous constatons à présent une diversification des domaines d'application. Outre GNU Health la verticalisation (adaptation à un domaine précis) de Tryton destinée à la gestion d'hopitaux, une verticalisation de Tryton pour le monde des assurances a aussi vu le jour ; elle couvre la gestion des contrats, des primes et des sinistres.
Signalons aussi nereid, un framework web bâti sur Flask qui est utilisé pour réaliser des sites web de vente en ligne ou de gestion de projets. Ce projet devrait d'ailleurs rejoindre le projet Tryton dans un avenir plus ou moins proche.
Il est possible maintenant de définir des onglets pour chaque vue liste qui permettent d'appliquer un filtre sur le contenu de celle-ci.
Cette fonctionnalité a permis de supprimer de nombreux sous-menus en les convertissant en onglet.
Les signets de recherche font leur apparition dans cette nouvelle version. Ils permettent de rappeler une recherche sauvegardée.
Auto-complétionLa nouvelle version offre aux utilisateurs une aide lors de la création de liens entre les objets (par exemple définir un Tiers sur une Vente) en affichant dans une fenêtre pop-up les enregistrements correspondants à la chaîne de caractère du champ.
Recherche globale
Une nouvelle fonctionnalité d'accès rapide permet, via le raccourci Ctrl+K, d'ouvrir un pop-up de type "Moteur de recherche". Le texte saisi dans ce pop-up est utilisé comme critère pour rechercher toutes les entrées auquel il est associé, indépendamment de leur type.
Le type de champ fields.Dict a été ajouté. Ce type représente un ensemble de couples clef/valeur ce qui s'avère très pratique lorsqu'il est nécessaire de stocker des données peu structurées. L’implémentation actuelle utilise un dictionnaire JSON pour le stockage et l'utilisation d'une table tierce afin de définir le schéma du dictionnaire.
Amélioration du flux de travail des facturesDepuis cette version, les factures validées créent dans la comptabilité des mouvements comptables dans l'état « Brouillon », permettant ainsi d'avoir une vision de la comptabilité plus exacte. L'annulation des factures a pour effet de soit supprimer les mouvements s'ils sont toujours en brouillon, soit de passer une écriture inverse.
Nouveaux modules account_assetCe module ajoute la gestion de la dépréciation des immobilisations. Seule la méthode d'amortissement linéaire est implémentée actuellement, mais le module est conçu pour en accepter d'autre via l’extension par module.
sale_supplyCe module ajoute une option sur la fiche produit pour que celui-ci soit approvisionnée en fonction des ventes au lieu du niveau de stock.
Ainsi les produits commandés au fournisseur lié à une vente sont réservés des réception pour cette vente.
En complément du module sale_supply, celui-ci ajoute la possibilité d'avoir les commandes fournisseurs directement livrées au client sans passer par le stock (ce qu'on appelle le Drop shipping).
project_invoiceCe module implémente maintenant la facturation automatique de projet de façon générique et flexible.
Il définit par défaut trois méthodes:
Ce module est le premier à utiliser le champ Dict décrit plus haut. Il correspond au cas d'utilisation rencontré fréquemment, qui consiste à ajouter des informations signalétiques aux produits (par exemple la taille d'un objet, l'impédance d'un casque …) en fonction du patron de son produit.
La fondation TrytonCette dépêche est aussi l'occasion de parler du changement majeur dans l'organisation du projet qui a eu lieu en novembre dernier. En effet, dans le petit monde des ERP libres, les solutions proposées reposent bien souvent sur une société mère qui joue alors le rôle d'un éditeur quasi classique.
Cette position particulière de la société mère est souvent une source de contrariétés pour les membres de la communauté. De plus la question de la pérennité du projet dans le cas de la disparition de la société est aussi sur la table.
Afin de résoudre ce problème, nous avons décidé de créer la Fondation Tryton, qui est une fondation privée de droit belge dont les statuts ont été inspirés par la Python Software Foundation. Notre fondation a donc pour buts :
Afin de refléter sa diversité, les septs administrateurs sont issus de la communauté.
La suiteLa sortie de la version stable 3.9 du noyau Linux vient d’être annoncée par Linus Torvalds.
Le nouveau noyau est, comme d’habitude, téléchargeable sur les serveurs du site kernel.org.
Pour cette version, on voit surtout la poursuite de travaux de longue haleine (nettoyage/regroupement des architectures ARM, refonte de la gestion des modes d’affichage des puces graphiques Intel…), des traditionnelles corrections de bogues et optimisations (LZO, gestion de l’énergie…) même si quelques nouveautés se démarquent (gestion des ventilateurs de certaines puces graphiques NVIDIA, prise en charge des RAID 5 et 6 sous Btrfs, prise en charge de certaines architectures ARM par KVM, possibilité d’utiliser un SSD comme cache d’une autre unité de stockage…).
À noter, une nouveauté déconnectée des notes de cette version mais apparue pendant son développement : Xen est dorénavant un projet de la Fondation Linux (lire la dépêche dédiée).
Le détail des évolutions, nouveautés et prévisions est dans la seconde partie de la dépêche.
Merci aux participants à la rédaction de cette dépêche : Davy Defaud, Batchyx (notamment la partie réseau), jcr83, Jiehong, Sidonie Tardieu, yogitetradim, baud123, Étienne Bersac (notamment la partie virtualisation), detail_pratique, Martin Peres, Mali, Maxime, Xavier Claude, Jarvis, alpentux, Nils Ratusznik, Tata Jeanette, kripteks, Strash, Akiel et patrick_g (notamment la partie statistiques).
La version RC-1 a été annoncée par Linus le 3 mars :
« Cela fait deux semaines, (OK, treize jours, mais c’est suffisamment proche), la fenêtre d’intégration est désormais fermée, et j’ai arrêté la version 3.9-rc1.
Je ne sais pas si c’est seulement moi, mais cette fenêtre d’intégration a connu plus de moments “Uhhuh” que d’habitude. J’ai arrêté le processus d’intégration plusieurs fois à cause de bogues qui semblaient vraiment effrayants, mais heureusement à chaque fois les gens ont été aussi présents que les paparazzi autour de Justin Bieber. Un grand merci à Peter, Ted et Rafael (et également aux personnes ayant rapporté les bogues !) pour leur réactivité. Ça aurait pu être bien pire.
Comme d’habitude, il y a des changements partout. Nous avons deux nouvelles architectures (Metag et ARC) et des tonnes de travaux sur ARM (comme d’habitude) avec encore plus de plates‐formes passant sous le giron générique. Les développeurs MIPS ont essayé de rivaliser en nettoyant les espaces dans leur code, mais ceux d’ARM sont restés en tête en termes de changements sur leur plate‐forme.
Nous avons également des mises à jour de presque tous les systèmes de fichiers, même si Btrfs (code initial RAID 5 & 6, instantanés et performances de fsync) et ext4 (perforation, cache des extents et aussi performances de fsync) ont bénéficié des plus grands changements.
Mais la plupart des mises à jour (environ 60 %) sont du côté des pilotes, comme d’habitude. Les principales se trouvent dans le processeur graphique, le réseau, la [branche de] recette — staging —, le contrôleur de broches pinctrl, le son ; mais il y en a un peu partout.
Il y a pas mal de trucs, et, comme à l’accoutumée, même le résumé des modifications est vraiment trop long pour être posté ou survolé. Je vous suggère d’utiliser git pour vérifier la partie qui vous intéresse.
Linus »
RC-2La version RC-2 est sortie le 10 mars :
« Salut, les choses ont été raisonnablement calmes. Bien sûr, Dave Jones a créé un peu de désordre avec Trinity, ce qui nous a tous agité un brin ; mais Al est de retour, et espérons qu’il est désormais occupé à chevaucher virtuellement à notre rescousse sur son cheval blanc. Mais sinon, tout s’est bien passé pendant cette phase de RC.
Le diffstat est raisonnablement plat (un bon signe), avec les pilotes de réseau sans fil qui sortent du rang. Ceci est principalement dû à un nouveau pilote pour le contrôleur USB Gigabit ASIX AX88179_178A.
À part ces pilotes réseau, nous avons eu des mises à jour DRM, md et GPIO, Btrfs, réseau, ARM, son… Des trucs un peu partout, mais rien de terriblement inquiétant. Considérant que certaines RC2 sont trop longues pour pouvoir publier le résumé de leurs modifications, je suis content.
Et maintenons les choses ainsi ! OK ?
Linus »
RC-3La version RC-3 a été annoncée le 17 mars :
« Pas aussi petite que la -rc2, mais cette dernière était exceptionnellement calme. Il y avait donc clairement des choses en attente qui sont arrivées pour cette -rc3, avec des pilotes réseau et USB dans le peloton de tête. Mais il y a aussi divers pilotes, des mises à jour d’architectures, des corrections sur Btrfs, etc.
Linus »
RC-4La version RC-4 a été annoncée le 23 mars :
« Une semaine plus tard, voici une nouvelle -rc. Et les choses ne se sont pas calmées, ce qui démontre que la gentille petite version -rc2 était certainement une exception. Mais je suis optimiste, bon sang, et je vais continuer à espérer que les choses vont changer, et que la semaine à venir sera ennuyeuse et dépourvue du moindre travail réel.
Cela vaudrait mieux, car ce sont les vacances de printemps et les enfants sont là. Qu’importe.
Bien que ça n’ait pas été aussi calme que je l’aurais voulu, ce n’est pas pour autant que les choses ont été incroyablement passionnantes non plus. La plupart des modifications sont vraiment assez triviales. La majeure partie du travail est terminée dans les pilotes (DRM, md, net, mtd, USB, son), mais aussi dans les mises à jour des plates‐formes (PowerPC, ARM, SPARC, x86) et le travail sur les systèmes de fichiers (CIFS, ext4).
Allez la tester,
Linus »
RC-5La version RC-5 est, elle, sortie le 31 mars :
« Nouvelle semaine, nouvelle -rc.
Je suis comme la poste américaine : “Ni la neige, ni la pluie, ni la chaleur, ni l’obscurité de la nuit” ne m’empêcheront de faire des sorties hebdomadaires de -rc. De petites vacances comme Pâques ? Bah, fumisteries. Cela pourrait bien retarder le courriel de sortie de quelques heures parce qu’un homme doit se goinfrer d’un étrange dessert de saison (et les desserts de Pâques finlandais sont plus étranges que bien d’autres), mais ça n’arrêtera pas la progression inéluctable vers la publication 3.9 finale.
Donc la voici. Une pimpante nouvelle version prête à sortir n’attendant plus qu’à être testée.
Rien de particulier ne se distingue. Les mises à jour du DRM Exynos et des pilotes IBM RamSan sont un peu plus grosses que le reste, une mise à jour de L2TP… Le reste étant de plutôt petits correctifs un peu partout. La plupart sont des pilotes (block, net, media, TTY, USB), du réseau et des mises à jour de systèmes de fichiers (Btrfs, NFS). Quelques mises à jours d’architectures (x86, ARC).
Les choses semblent se calmer un peu, et tout semble en bonne voie pour la sortie de la 3.9 dans quelques semaines.
Linus »
RC-6La version RC-6 a été annoncée le 7 avril :
« Les choses semblent en bonne voie et la semaine a été plutôt ennuyeuse. Beaucoup de petites corrections, quelques retours en arrière. Du réseau, des petites corrections sur les architectures (ARM, MIPS, S/390, Alpha, TILE, x86), des pilotes, des mises à jour mineures des systèmes de fichiers (GFS2, ext4, une minuscule correction des attributs étendus de ReiserFS). Rien d’enthousiasmant ne se distingue, je pense que le résumé des modifications qui suit dresse un bon état des lieux pour les gens qui se complairaient dans les détails…
Les choses semblent en bonne voie, ce qui signifie qu’à moins que quelque chose n’apparaisse, la RC7 sera probablement la dernière RC, comme d’habitude.
Linus »
RC-7La version RC-7 a été annoncée le 14 avril :
« Nouvelle semaine, nouvelle -rc.
Il s’agit majoritairement de divers correctifs d’une ligne, avec quelques corrections de pilotes légèrement plus grosses. La plus intéressante (pour moi, et probablement personne d’autre) est une correction pour un bogue plutôt subtile d’invalidation du cache TLB qui ne touche que les PAE [extension d’adresse physique] 32 bits, en raison de la façon étrange dont ça fonctionne. Même dans ce cas, vous ne serez touché que dans des cas de correspondances particulièrement alambiqués, néanmoins nous suspectons cette erreur d’être la cause des bogues déclenchés par Google Chrome, tels que :
chrome: Corrupted page table at address 34a03000 *pdpt = 0000000000000000 *pde = 0000000000000000 Bad pagetable: 000f [#1] PREEMPT SMPCependant, ce problème est si rare que nous n’avons pas pu vérifier que cela le résout réellement.
Ceci étant dit, ce bogue est nettement plus commun (et par “nettement plus commun”, je veux dire “toujours littéralement impossible à rencontrer, à moins d’être vraiment malchanceux”) sur des machines récentes qui ont un plus gros cache TLB et qui auraient pu tourner sans problème en mode 64 bits sans ce dégoutant avorton qu’est le PAE x86, et une petite voix en moi me dit que toute personne rencontrant ce problème sur une telle machine n’a probablement que ce qu’il mérite.
Mais si vous avez vu des messages comme celui‐ci, et que vous fonctionnez toujours en PAE, essayez la nouvelle -rc.
Le reste des corrections est sans doute plus pertinent pour la plupart des gens, mais eh, celle du PAE m’a titillé l’esprit. Quoi qu’il en soit, allez la tester, malgré le problème de PAE.
Linus »
RC-8La version RC-8 a été annoncée le 21 avril :
« Oui, j’espérais vraiment (et je l’avais à l’origine prévu) sortir la version 3.9 finale ce week‐end, mais nous avons eu suffisamment de problèmes pour que je ne me sente pas à l’aise avec ça. C’était limite, aucun des problèmes n’était énorme ; et peut‐être aurais‐je pu me contenter de baptiser cette -rc en version 3.9 et ouvrir la fenêtre d’intégration. Mais eh, une semaine supplémentaire ne fera pas de mal.
Le gros des changements concerne ici le réseau (à la fois le cœur et les pilotes), mais il y a des corrections de bogues sur les architectures (SPARC, x86, ARM et PowerPC) et divers trucs. Deux ou trois retours en arrière et un peu de nettoyage. Le résumé des modifications donne une idée du détail. Rien en soi n’aurait dû retarder la sortie de la 3.9 à mon sens, mais j’espérais une semaine plus calme.
S’il vous plaît, ne m’envoyez plus de demandes d’intégration, à moins que ce soit quelque chose de vraiment critique, et donnons‐nous pour objectif une sortie très calme de la version 3.9 le week‐end prochain. D’accord ?
Linus »
Le détail des nouveautés Mise en veille « suspend freeze » pour tous et PowerClamp pour processeurs IntelCette version du noyau introduit PM_SUSPEND_FREEZE, un nouveau mode de mise en veille.
Il sagit d’un mode de mise en veille intermédiaire, permettant un réveil plus réactif que suspend-to-RAM (alias PM_SUSPEND_MEMORY) mais en contrepartie moins économe en énergie (le processeur tourne toujours mais au ralenti, car les traitements en cours sont interrompus).
Ce nouveau mode bénéficiera principalement aux ordiphones et tablettes.
Un autre ajout de cette version est cette fois spécifique aux processeurs Intel ; il s’agit de PowerClamp, un pilote qui permet de limiter la consommation processeur en utilisant ses capacités de mise en veille — C state — plutôt qu’en jouant sur la vitesse de son horloge.
Du côté d’ARMCe noyau, dans la lignée de ce qui est fait depuis la version 3.7 apporte de nombreuses améliorations concernant la prise en charge des architectures ARM.
Le travail de nettoyage et d’harmonisation devrait se poursuivre encore pendant une ou deux versions, mais le travail effectué peut déjà être mesuré, dans le sens où 18 systèmes mono‐puces (SoC) sont maintenant pris en charge en mode « multi‐plate‐forme » (le but étant d’arriver à : « un même noyau pour tous » à l’identique des architectures x86).
Pilotes graphiques pour vos PC IntelIntel continue de préparer l’arrivée des futurs processeurs Haswell (successeurs des Ivy Bridge, dont la sortie est prévue pour le 4 juin prochain et qui sont pleinement pris en charge par le noyau depuis la version 3.8.2) et Valley View (SoC à base de processeur Atom) qui, rappelons‐le, utilisent tous deux un cœur graphique de même génération que celui équipant les actuels processeurs Ivy Bridge (Gen7).
Parallèlement, les pilotes des générations actuelles poursuivent leur importante refonte de la gestion des modes d’affichage entamée avec la version 3.7, avec cette fois la reprise du modeset locking (voir le billet de Daniel Vetter à ce sujet).
Nouveau (pilote libre pour puces NVIDIA)Le pilote Nouveau offre finalement la possibilité de gérer (manuellement ou automatiquement) le ventilateur sur les puces NV40 et NV50 (équipant les cartes GeForce 6xxx à 9xxx et les puces graphiques 1xx à 3xx). Ce point avait été évoqué lors la sortie de la version 3.7. Cette fonctionnalité est cependant désactivée par défaut, en attendant qu’assez de testeurs aient pu valider le comportement du ventilateur dans toutes les situations.
Toujours dans la catégorie gestion énergétique, Nouveau vérifie maintenant la température de la carte et peut éteindre l’ordinateur si celle‐ci devient critique (environ 130 °C). Cette fonctionnalité est activée par défaut sur les cartes ayant une sonde de température interne (non I²C), à l’exception des NV50 (GeForce 8800, pas la famille des NV50). Le support des NV50 devrait être intégré dans la version 3.10.
Par ailleurs, les fonctionnalités DMA-BUF/PRIME (permettant de gérer les systèmes intégrant deux puces graphiques, la plus puissante — mais aussi la plus gourmande — devant prendre le relais quand le besoin se fait sentir) ont été intégrées avec une licence permettant aux pilotes non libres d’en faire usage (ce qui devrait être rapidement le cas, comme l’énonce cette dépêche). NVIDIA peut ainsi bénéficier du travail effectué par la communauté tout en gardant son pilote fermé : chacun appréciera (ou pas). Pour plus de détails, le lecteur pourra se référer à la dépêche saluant la sortie de la version 3.3 du noyau.
Radeon (pilote libre pour puces ATI/AMD)Les puces AMD de la famille Oland (équipant les cartes de la série Radeon HD 8500 et 8600) sont désormais prises en charge, ainsi que la prochaine génération de puces APU (puce intégrant le processeur central et le processeur graphique), Richland.
Systèmes de fichiersLa nouveauté à souligner est que Btrfs (liste des changements) prend désormais en charge les RAID 5 et 6 (en plus des RAID 0 et 1).
Pour rappel, il y a trois gros avantages à implémenter le RAID dans le système de fichiers au lieu de laisser ce travail à une couche d’abstraction.
Premièrement, la restauration est potentiellement beaucoup plus rapide, car il n’y a besoin de restaurer que les morceaux qui contiennent des données, alors qu’une couche d’abstraction est obligée de toujours restaurer le disque entier.
Deuxièmement, il est possible d’avoir différents types de RAID au sein d’un même système de fichiers, comme les données en RAID 0 et les métadonnées en RAID 1.
Enfin, en cas de corruption de données sur un RAID 0, Btrfs peut se baser sur les sommes de contrôle des métadonnées pour déterminer quelle copie est valide. De même, un correctif améliore aussi les performances de fsync.
Concernant les autres systèmes de fichiers :
Un bogue avait été découvert dans la version 3.0 qui affectait les performances du système de journal d’ext4, JDB2, a été corrigé (liste des changements).
La prise en charge des espaces de noms d’utilisateurs a été introduite précédemment, elle est maintenant disponible pour les systèmes de fichiers CIFS, NFS, Ceph, OCFS2 et quelques autres, mais pas dans XFS. Or, il n’est pas possible d’activer ces namespaces si un système de fichiers qui ne les gère pas est aussi activé, ce qui veut dire que la fonctionnalité ne pourra pas être intégrée dans la plupart des distributions. Pour rappel, cette fonctionnalité permet de donner les droits d’administration à un utilisateur sur une partie restreinte du système de fichiers sans qu’il puisse utiliser ces droits hors de ladite partie.
Réseau IPv6L’implémentation d’IPv6 a reçu plusieurs améliorations dans ce noyau. En particulier, des problèmes de sécurité liés à l’implémentation des technologies de transition 6rd et 6to4 sont maintenant corrigibles dans le noyau Linux. Le problème se situe au niveau de l’encapsulation et la décapsulation d’IPv6 à l’intérieur d’IPv4 : l’attaquant peut, dans certains cas, contrôler les adresses de provenance qui seront utilisées lors de l’encapsulation et les adresses de destination qui seront utilisées après la décapsulation. Cela permet de masquer la véritable origine d’une attaque ou d’attaquer le réseau dans lequel se trouve le relais 6to4 ou 6rd.
Ces problèmes et leurs solutions sont détaillés dans les RFC 3964 et 5969. Le correctif de Hannes Frederic Sowa n’implémente qu’une partie des vérifications de ces RFC. Le reste pouvant déjà être corrigé par l’administrateur réseau avec des règles iptables et l’activation du filtrage du chemin inverse (reverse path filtering).
Divers correctifs pour la multidiffusion de groupe sur IPv6, le multicast IPv6, ont également été intégrés dans ce noyau : les trafics de nœud local — node‐local — et interface locale — interface‐local — ne fuiteront plus, et on ne demandera plus aux cartes réseau de recevoir ce type de trafic. En revanche, le noyau rejoindra désormais automatiquement tous les types de groupes all‐nodes et all‐routers (si le routage est activé). Auparavant, uniquement link‐local all‐nodes et link‐local all‐routers étaient automatiquement rejoints.
Enfin, netconsole, qui permet de faire transiter les messages du noyau à travers le réseau, gère maintenant IPv6 en plus d’IPv4.
NetfilterCe noyau 3.9 introduit un nouveau système pour marquer des sessions. Jusqu’à présent, l’administrateur réseau qui souhaitait différencier des types de sessions (par exemple, pour privilégier des sessions par rapport à d’autres, ou pour simplifier ses règles de filtrage) n’avait à sa disposition qu’une « marque de connexion » (connmark) sous la forme d’un entier arbitraire de 32 bits. Souvent, cet entier était utilisé comme un masque de bits, ce qui pose certains problèmes : 32 bits ne sont parfois pas suffisants, et il faut que les administrateurs et logiciels se mettent d’accord sur la signification de chaque bit.
Ces problèmes peuvent maintenant être évités avec les connlabels, ou étiquettes de session. Cette nouvelle fonctionnalité de Netfilter permet à un administrateur réseau d’attacher une ou plusieurs étiquettes à une session. C’est équivalent à utiliser connmark comme un masque de bits, sauf qu’il est possible de mettre jusqu’à 128 étiquettes sur une connexion au lieu de 32. Et iptables a été modifié pour que l’administrateur réseau puisse utiliser des noms plutôt que des numéros d’étiquettes.
Une autre fonctionnalité a été ajoutée dans Netfilter : la possibilité d’utiliser un filtre « Berkeley Packet Filter » comme règle iptables. Il était déjà possible de filtrer le contenu des paquets avec u32, mais de manière extrêmement limitée. BPF offre un langage de filtrage plus avancé, avec embranchements, opérations arithmétiques, registres et compilation à la volée sur certaines architectures.
Cela tire parti du fait que BPF était déjà couramment utilisé en tant que filtre d’interface de connexion (socket). Par exemple, les filtres pcap-filter utilisés notamment par tcpdump sont traduits en un programme BPF, et il est donc possible d’utiliser toutes leurs fonctionnalités avec iptables.
Interfaces de connexionIl est maintenant possible de verrouiller un filtre BPF sur une interface de connexion (socket), de telle sorte qu’il ne puisse pas être enlevé. Cela permet à un processus de verrouiller un filtre sur une interface de connexion privilégiée, avant de se défaire de ses privilèges ou de l’envoyer à un processus non privilégié.
Ce noyau implémente désormais l’option SO_REUSEPORT sur les types d’interface de connexion usuels. Cette option permet à plusieurs processus d’écouter sur un même port, les demandes de connexions étant réparties équitablement entre les différents processus. Couplé à la parallélisation du traitement des paquets (introduit dans le noyau 2.6.35 par le même auteur, Tom Herbert, travaillant chez Google), cela permet d’augmenter les performances des serveurs multicœurs.
Ponts réseau (bridges)Ce noyau implémente maintenant le filtrage des réseaux locaux virtuels (VLAN) dans les ponts réseaux — bridges — de manière native. Chaque port dispose maintenant d’une liste de réseaux locaux virtuels autorisés, ceux ne faisant pas partie de cette liste seront filtrés en entrée et en sortie du port.
Virtualisation ARMKVM prend désormais en charge les processeurs ARM Cortex A15. Pour information, Xen supportera ARM à partir de la version 4.3 prévue cet été.
Les pilotes permettant l’ajout à chaud de processeurs et de mémoire vive du côté « invité », DomU, sont inclus. La suppression à chaud, elle, n’est pas encore prise en charge.
Les entrées‐sorties virtuelles VFIO ont été étendues pour permettre l’accès direct aux cartes VGA aux systèmes invités.
Les pilotes VMCI ont été inclus : ils gèrent la communication entre un hyperviseur VMware et un système GNU/Linux invité. Ils sont notamment utilisés pour le partage de dossiers.
dm-cacheUne nouvelle cible du gestionnaire de correspondance de périphériques, le device-mapper, a fait son apparition : dm-cache. Il permet, par exemple, d’utiliser un disque SSD local comme cache d’un périphérique réseau. À noter que ce n’est pas ni bcache (par Google), ni EnhanceIO (issu de Facebook), ni la solution de VISA qui a été reprise, mais une nouvelle implémentation Red Hat, par Joe Thornber et Heinz Mauelshagen (concepteur de la première version de LVM).
Cette version est beaucoup plus avancée : promotion et déchéance de blocs du cache, modularisation des politiques du cache, meilleure gestion de la concurrence et de la saturation du cache, de la surveillance — monitoring —, etc. Le code est conséquent, mais il réutilise une partie de thin-provisionning, notamment pour les méta‐données.
Pour l’instant, seules deux politiques sont incluses dans le noyau : multiqueue qui gère l’écriture dans le cache en écriture différée — writeback — et écriture immédiate — writethrough —, et cleaner qui permet de nettoyer progressivement tous les blocs modifiés — dirty blocks — via une écriture différée. Il suffit de basculer la politique d’un volume vers cleaner pour synchroniser le cache vers le disque original.
LVM ne sait pas encore tirer parti de cette nouvelle cible, mais vous pouvez déjà la tester avec dmsetup.
Autres nouveautésUn peu anecdotique peut‐être en 2013, mais toujours sympathique : les pilotes libata prennent dorénavant en charge ZPODD — zero power optical device drives —, afin que les lecteurs de disques optiques compatibles ne consomment quasiment aucune énergie lorsqu’ils ne contiennent aucun disque.
La (dé)compression LZO est dorénavant bien plus rapide, le code du noyau ayant intégré les derniers développements en la matière, qui tirent parti au mieux des architectures récentes (x86 comme ARM).
Les développeurs ne baissent pas les bras et continuent de tenter de dompter les fonctions de gestion de l’énergie ASPM de nos systèmes (on se souvient des difficultés rencontrées récemment à ce sujet).
Signalons également que les processeurs Synopsys ARC qui équipent des SoC que l’on retrouve dans de nombreux produits électroniques grand public, comme les boîtiers TV, sont désormais pris en charge, tout comme les puces NFC MicroRead d’Inside Secure, et les puces Wi‐Fi de la série 7000 qu’Intel devrait commercialiser dans les prochains mois (peut‐être en association avec les processeurs Haswell).
Enfin, du côté des SoC ARM, la prise en charge du cœur processeur graphique ARM du Tegra s’est améliorée, avec l’ajout de la prise en charge des planes (sorte de compositeur matériel), de la synchronisation verticale et du basculement de page (page flipping).
The cgroup controller for regulating disk read and write speeds now correctly supports hierarchical control groups where CFQ is used as the I/O scheduler. This does not yet apply to I/O throttling, however (1, 2 and others).
Changes to the kernel’s memory management can reduce latencies produced by “stable pages” (1 and others). Since Linux 3.0, stable pages protect data already delivered to the kernel for writing but not yet written from further modification. This is important for processes such as checksum calculation and filesystem‐implemented compression. More detail can be found in this LWN.net article.
Source : H-online
StatistiquesEn ce qui concerne les statistiques du cycle de développement du noyau 3.9, le site LWN.net a publié son traditionnel article récapitulatif.
En termes de modifications, le total s’établit à 11 802 au 21 avril, alors qu’il était de 12 394 pour le noyau précédent (le record absolu). Le point notable de ce cycle 3.9 est que le record du nombre de développeurs différents a été battu, puisqu’il s’établit à 1 364.
Les contributeurs les plus prolifiques sont Takashi Iwai, qui a écrit 265 modifications pour améliorer les pilotes de son de la couche ALSA, et H. Hartley Sweeten et ses 259 modifs portant sur le nettoyage du sous‐système Comedi (périphériques d’acquisition de données).
En termes de lignes de code, c’est Paul Gortmaker qui remporte la timbale avec 34 927 lignes modifiées. Paul s’est concentré sur la suppression de plusieurs pilotes réseau obsolètes, et le noyau s’est allégé de plus de 34 000 lignes suite à ce nettoyage de printemps.
Si l’on regarde le classement des entreprises, on constate que Red Hat a cédé sa première place au profit d’Intel (1 050 modifications contre 1 185). C’est la première fois que la firme de Santa Clara s’empare ainsi de la tête du classement, et cela démontre sa détermination à fournir des pilotes libres pour toutes ses lignes de produits.
Enfin, pour ceux qui s’intéressent au développement à long terme du noyau, on peut noter que Jonathan Corbet, le fondateur du site LWN.org, a donné sa traditionnelle conférence Linux Weather Forecast lors du sommet 2013 de la Fondation Linux. La vidéo est fort intéressante, puisqu’elle propose une rétrospective sur un an (depuis le noyau 3.3, en mars 2012).
Sur cette période d’à peine un an, ce sont plus de 68 000 modifications qui ont été intégrées et 3 172 développeurs différents qui ont participé à l’évolution de Linux. En résumé, il n’y a pas d’inquiétude à avoir quant au rythme d’évolution !
TOOLinux est partenaire d'AgoraCMS à Paris le 15 mai prochain. Cyril PIERRE de GEYER a répondu à nos questions à quelques jours de l'événement.
- Interviews / Oui, AlaUneLa deuxième journée de Distro Recipes 2013 fut l'occasion de parler d'assurance qualité (QA) au sein du projet Debian. Vaste sujet s'il en est étant donnée la taille de cette distribution, tant en terme de paquets disponibles que de développeurs.
- Evénements et séminairesUne nouvelle version de LemonLDAP ::NG est sortie le 23 avril 2013 : la version 1.2.4.
- LogicielsDans ce tutoriel publié par NeoFlow, vous apprendrez à créer des fonctions dans le langages de script bash.
- DéveloppementLe projet initial de l'association est avant tout un annuaire. Avec ses dix années au compteur, il a mérité une belle retraite.
- CommunautéUn cycle de développement s'achève, un autre débute ! Mark Shuttleworth en a profité pour dévoiler le nom de code de ce nouveau cycle : The Saucy Salamander.
- LogicielsComme chaque semestre, une nouvelle version d'Ubuntu vient d'être publiée. Connue pendant la phase de développement sous le nom de code « The Raring Ringtail » — ou bassaris enthousiaste en français –, Ubuntu 13.04 est enfin proposée en version finale, au grand plaisir des passionnés.
- Logiciels
apertus°, pour ceux qui ne le connaissent pas encore, est un projet international visant à créer une caméra vidéo, professionnelle ET libre. Il est géré par une association et même une compagnie pour aider le projet sur le long terme.
Un long métrage Belge Vanitas qui sera réalisé par le fondateur du projet (Oscar Spierenburg) est même en cours d'élaboration et devrait utiliser le nouveau prototype de caméra. Un film Brésilien: Floresta Vermelha a déjà vu le jour, tourné par un des membres d'apertus°(Flavio Soares) en utilisant l'ancien prototype Elphel 353 d'apertus et que du logiciel libre sous Linux (Debian) de la pré-production jusqu’à la post-production.
Depuis peu le site est enfin accessible aux francophones. Il reste quelques ajustements à faire en traduction/correction et quelques pages sont encore en anglais mais 90% du travail est fait dans la langue de Molière et le sera totalement bientôt. Bref le site est amené à évoluer encore, tout comme la caméra apertus° Axiom qui devrait voir le jour officiellement cette année 2013.
Soyez comme toujours les bienvenus
La distribution Ubuntu 13.04 (avril 2013) vient d'être publiée en version stable. Ubuntu est une distribution dérivée de Debian, soutenue principalement par la société Canonical.
Raring en anglais signifie enthousiaste, et ringtail ou plus précisément ringtail racoon, en français bassaris rusé (Bassariscus astutus), aussi appelé bassaris nord-américain, est un mammifère de la famille des ratons laveurs (Procyonidae) et originaire d'Amérique du Nord, merci Wikipedia. Mark Shuttleworth justifie ce nom en référence aux développements ciblant les plateformes mobiles.
Au programme, de gros changements dans Unity, des mises à jour majeures, d'autres changements non-logiciels, et de nouvelles déclinaisons, le tout saupoudré d'une orientation mobile à continuer avec la 13.10.
Ubuntu se décline en version Desktop, Serveur et Cloud. À son tour, la version Desktop possède une variante pour chaque environnement de bureau (Ubuntu Gnome, Kubuntu, Xubuntu…) et d'autres variantes orientées vers une utilisation précise (Edubuntu pour l'éducation, Ubuntu Studio…).
Une nouvelle dérivée d'Ubuntu est apparue : Ubuntu Kylin. Elle est destinée au public chinois, avec notamment un calendrier chinois intégré, mais aussi des applications à la chinoise, c'est-à-dire faites pour interagir avec les services en ligne de la Chine.
ObjectifsUbuntu s'oriente vers les systèmes légers et embarqués. Mais plutôt que de créer une nouvelle variante d'Ubuntu orientée mobile et une autre orientée Ubuntu TV, tout cela sera servi par une même version d'Ubuntu, avec différentes interfaces selon l'appareil utilisé.
Les précédentes versions avaient des soucis de performance, qui sont dérangeants sur PC, mais bien plus pénalisants sur des matériels plus légers comme les netbooks, ou encore les tant visés ordiphones et tablettes. Les efforts se sont concentrés sur l'optimisation d'Ubuntu, et cela passe entre autres par les outils made in Canonical.
Et comme toujours, Unity continue d'être travaillée jusque dans les moindres détails.
Faites le tourTélécharger un ISO pour essayer une distribution, c'est dépassé. Passez à la technologie top-moumoute supérieure : faites le tour de la distribution, le tout dans le brouteur !
Unity 7 Fenêtre d'extinctionUnity étend son territoire et remplace désormais le menu d'extinction de Gnome 2 par son propre menu :
La couleur du menu d'extinction correspond à la couleur du launcher, c'est-à-dire qu'elle dépend de votre fond d'écran.
Nouvelles interactions avec le launcherUne des joies des systèmes GNU/Linux /Unity /systemd est de pouvoir répartir ses applications sur différents bureaux. Mais une fois qu'on a rempli plusieurs bureaux de nos applications, c'est la galère pour retrouver où est quelle application. Bon, c'est faux, mais ça n'empêche pas Unity de gagner des petites améliorations pour s'y retrouver plus facilement.
On pouvait déjà se retrouver propulsé sur une application présente sur un autre bureau en cliquant sur son icône, mais les choses sont allées plus loin. Si votre application a plusieurs fenêtres sur un même bureau, vous pouvez placer votre souris sur l'icône de l'application dans le launcher et utiliser la molette de la souris pour passer d'une fenêtre à une autre. Et pour les applications ayant des fenêtres sur plusieurs bureaux à la fois, il suffit d'un clic droit sur l'icône de l'application pour retrouver une liste des fenêtres ouvertes de ladite application et ainsi rejoindre la fenêtre qu'on souhaite.
On peut voir sur l'image que la fonctionnalité est pratique pour une fenêtre au nom bien choisi comme dans Firefox, mais que pour d'autres comme le Terminal, il y a une petite pastille pour savoir quelle fenêtre du groupe "Terminal" on regarde. Heureusement, sinon on s'y perdrait vite !
Le launcher peut désormais avoir une icône permettant de révéler/cacher le bureau, ce qui est pratique pour cacher des petits sites coquins tels du pr0n LinuxFr au travail. Cette option peut être activée dans le menu Apparences, et est activée par défaut pour les nouvelles installations.
Il est aussi possible de désactiver les merveilleux bureaux ("espaces de travail") et de cacher l'icône permettant en un clic de voir tous les bureaux disponibles. En effet, d'après des études extrêmement pointues et introuvables sur le ouebe, les bureaux ne sont pas très Michu-compliant. On peut désactiver ou activer les bureaux dans le même menu Apparences, mais pour modifier le nombre de Bureaux, il faut utiliser Unity Tweak Tool.
Un tableau de bord plus tolérantLe launcher affiche les applications qu'on y place, mais pour lancer d'autres applications, il faut taper (une partie de) son nom dans le tableau de bord. Le tableau de bord autorise désormais les erreurs : par exemple, liberoffice ne vous mènera pas vers une société de location de bureaux à Lisbonne mais bien vers la suite libre.
Nouvel ensemble graphiqueL'auteur du thème d'icônes Faenza, thème de qualité pour les environnements Gnome, travaille maintenant chez Canonical. Sa tâche est donc de macbookiser Unity faire des jolies icônes, et c'est particulièrement réussi. (Source de l'image : Tech Drive-in.)
On peut voir ici l'icône de base du launcher Unity, l'icône de Nautilus pour accéder à son home, l'icône de la logithèque Ubuntu et l'icône pour faire sa mise à jour. Ce ne sont pas les seules icônes dispersées dans Unity, ce sont en tout cas celles destinées au launcher.
Le launcher peut maintenant être réduit jusqu'à faire 8 pixels de large, au lieu de 32 pixels. Cette réduction de la limite est destinée aux téléphones.
À propos de mises à jour, le gestionnaire de mise à jour a été revu. Désormais, lorsque plusieurs paquets concernent un même logiciel, ceux-ci sont regroupés. (Source de l'image : Claipco's Blog.)
La distribution s'enrichit de nouveaux fonds d'écrans magnifiques pour faire rager les utilisateurs d'autres distributions. Voici une partie de ce qui attend les Ubunteros : (source de l'image : Tech Drive-in).
Ces fonds d'écrans ont été choisis par la communauté. À vous les joies du choix difficile du fond d'écran entre plusieurs candidats magnifiques !
Refonte du menu Bluetooth et apparition du menu SyncCe n'est pas parce que ces deux options intéressent peu les libristes qu'il ne faut pas les retravailler ! Le menu pour la gestion du Bluetooth a été revu, et un menu Sync est apparu pour synchroniser les actions dans le cloud.
N'ayant pas de bluetooth sur ma machine, et comme Ubuntu One c'est le Mal, les images suivantes proviennent de ubuntuser.com.
Au premier coup d'œil, on a surtout l'impression de voir quelques interrupteurs de plus, et des menus plus faciles à traduire.
Ce nouveau menu Sync n'est pas réservé à Ubuntu One : cette icône de nuage représente les services dans le Cloud, le menu pourra donc être modifié pour inclure des options relatives à DropBox et OwnCloud. Yaka Faucon !
L'outil d'essai du tactile revisitéPour essayer si le toucher est bien calibré, l'outil approprié a été refait : (source : Documentation Ubuntu francophone)
L'équipe de Gnome a montré la voie : les options les moins utilisées ont été supprimées, tout le reste tient dans un seul onglet.
Amélioration des performancesBeaucoup d'améliorations ont porté sur les performances, notamment pour une plus grande réactivité pour tout ce qui concerne les (pré)visualisations avec le tableau de bord et la recherche. Le blog OMG! Ubuntu! aussi impartial qu'un politicien corrompu montre en détail le résultat avec de jolies vidéos.
Pour donner un aperçu chiffré des améliorations réalisées, LightDM est passé de 25.7 Mo à 0,6 Mo, et les ordiphones Nexus utilisés comme tests ont eu une empreinte mémoire qui est passée de 600 Mo pour Ubuntu 12.10 à 400 Mo. Une liste plus détaillée des améliorations apportées est disponible sur le blog Web Upd8.
Vie privéeAu moment où Ubuntu a embarqué la recherche sur Amazon dans son tableau de bord, beaucoup de personnes ont crié à la violation de la vie privée, et même dans les chaumières de LinuxFr. Afin de montrer patte blanche, Ubuntu embarque un menu de Vie Privée. (Source de l'image : The Register.)
Pour l'instant, ce menu autorise tout ou rien, mais il pourra gérer plus finement les droits du tableau de bord.
On peut aussi voir les mentions légales relatives à la recherche, histoire qu'on sache par où passent les requêtes Amazon.
Unification des comptes en ligne
Il est désormais possible de gérer les différents comptes en ligne directement avec Ubuntu. Concrètement, si on ajoute un compte Facebook dans le logiciel de discussion Empathy, on peut aussi gérer les photos de son compte facebook via Shotwell, pouvoir chercher parmi des photos sur Facebook via le tableau de bord, ou autres services. On peut aussi gérer finement ce qu'on autorise de faire ou non. (Source de l'image: OMG! Ubuntu!.)
C'est dommage de proposer une unification avec Empathy alors que les icônes des contacts sur Empathy sont trop grosses, et pas avec Pidgin, alors que Pidgin se synchronise enfin avec le menu Unity et que son rendu visuel est meilleur. Comme on dit, Yaka Faucon !
La lentille ou l'app FriendsC'est aussi la fin de Gwibber, l'application qui gazouille. À la place, on a droit à l'application Friends, qui permet de gazouiller pas que sur Twitter mais aussi sur d'autres réseaux sociaux. Pratique pour publier un statut sur plusieurs réseaux à la fois, ou d'avoir un logiciel pour les gouverner tous !
L'application Friends est à télécharger, cela dit on a droit de base à une lentille Friends. Les "lentilles" ( lens ) sont des ajouts aux recherches du tableau de bord. La lentille Friends permet d'afficher des statuts de réseaux sociaux dans les résultats de recherche, si on clique sur l'icône associée à la lentille, ici une bulle de bd. (Source : Life Hacker.)
La lentille Photos
Une autre lentille a été ajoutée, représentée par l'icône d'appareil photo, pour afficher les photos ajoutées à Shotwell ainsi que celles accessibles via les réseaux sociaux et autorisées via le gestionnaire des comptes en ligne présenté plus haut. (Source : Life Hacker.)
Autres changements Logiciels tiers majeurs Noyau Linux 3.8
Le noyau Linux ne vit pas que dans les dépêches de patrick_g, même si celui-ci n'est plus l'unique rédacteur des-dites dépêches. Vous pouvez découvrir les dernières nouveautés de ce noyau sur la dépêche appropriée, Sortie du noyau Linux 3.8, datée de février 2013.
Upstart 1.8Upstart passe en version 1.8. Les tâches peuvent désormais démarrer en fonction de l'état d'un fichier (par exemple attendre que la partition home soit montée), et une interface graphique est disponible pour afficher les événements Upstart.
LibreOffice version 4.0Ubuntu 13.04 dit bonjour à la version 4 de LibreOffice, la première version à introduire de nombreux changements. Ces améliorations ont déjà été abordées sur LinuxFr : LibreOffice se met en 4.0.
Python version 3.3Les jours de Python 2 sur Ubuntu sont comptés ! Tous les outils d'Ubuntu basés sur Python ont été portés en Python 3, et Python est disponible en version 3.3 dans les dépôts. Python 2 reste disponible à l'installation, mais l'objectif est de n'avoir aucun logiciel dépendant de Python 2 sur les CD d'installation de la prochaine LTS, Ubuntu 14.04. Ubuntu propose même une page dédiée sur son wiki pour découvrir Python 3.
CUPS 1.6.2 et BonjourCUPS avait été introduit en version 1.6.x dans Ubuntu 12.10, mais avait introduit des régressions uniquement sur Ubuntu, nécessitant un correctif propre à Ubuntu. Ce détail n'est plus d'actualité, Cups marche sur Ubuntu comme n'importe où ailleurs sans modification propre à la distribution.
Des changements importants arrivent concernant l'impression en réseau. Avant, un mécanisme propre à CUPS était utilisé, mais le Printer Working Group, un groupe d'industriels d'imprimerie ou de logiciels d'imprimerie, a créé un standard pour diffuser des informations aux imprimantes partagées sur le réseau. Ce standard repose sur Bonjour, un protocole aussi utilisé par d'autres services en réseau par exemple des systèmes de fichier partagés ou des serveurs audio/vidéo.
CUPS a adopté ce standard dans la branche 1.6.x, mais uniquement pour envoyer et pas pour recevoir des informations des démons CUPS d'autres machines. L'ancien protocole de communication a aussi été complètement abandonné sans phase de transition.
Pour pallier ce problème, afin que l'impression en réseau reste un jeu d'enfant (ce pourquoi CUPS a été massivement adopté il y a 10 ans), un autre démon a été développé par OpenPrinting nommé cups-browsed, qui écoute les informations diffusées par des démons CUPS distants. Il permet aussi d'assurer la compatibilité avec les CUPS en version 1.5.x et précédents qui utilisent encore l'ancien protocole.
Pour les développements embarqués, le paquet CUPS a été divisé en plusieurs paquets, notamment un qui se contente de fournir un client qui écoute les informations diffusées via le protocole Bonjour par des serveurs distants et permet d'accéder aux imprimantes locales. Pas de diffusion vers des serveurs distants, pas de pilote, pas de filtre. Le paquet "orienté client" pèse ainsi moins de 1 Mo.
Les notes de version rappellent que les imprimantes partagées s'affichent aussi sur les appareils de la pomme utilisant iOS.
La suite Gnome reste en version 3.6Plutôt que de suivre les régressions évolution de la suite Gnome, Ubuntu reste en version 3.6. Plusieurs arguments à cela :
Gnome livre des versions avec des modifications faites à moitié.
Gnome ne communique pas assez à l'avance ses intentions.
Ces deux points combinés font que ça coûte beaucoup de ressources d'intégrer la dernière mouture Gnome dans la distribution. En considérant que le bureau d'Ubuntu est de moins en moins un plat de spaghetti Gnomoniaise, à quoi bon ?
Il y a aussi un problème de renvoi de feedback entre les équipes d'Ubuntu et de Gnome.
Un PPA est disponible pour utiliser Gnome 3.8 sur Ubuntu.
Nautilus est passée à la version 3.6, connue pour ses amputations, et à la façon de Gnome se nomme désormais "Fichiers", de même Totem a été renommé Vidéos, etc.
Mises à jour pour Ubuntu Server et Ubuntu CloudUbuntu n'est pas en reste pour les utilisations orientées serveur, avec une grosse part du lion dédiée à la virtualisation et à la gestion d'infrastructures Cloud. Vous pouvez retrouver un article plus détaillé de Gigaom ou les notes de version Ubuntu Server à ce propos.
En bref, on obtient les dernières versions de :
Juju en version 0.7 ou sa réécriture en Go (pas encore finie) en version 1.10 ;
MAAS avec de nombreuses corrections de bugs ;
Simple Streams dont la page de documentation est manquante donc difficile de voir ce que ça fait dans le détail, mais en gros c'est un format Json décrivant les contenus téléchargeables pour les images du cloud Ubuntu.
Ceph en version LTS 0.56.4, et s'intègre avec Juju et OpenStack pour simplifier la gestion de clusters ;
MongoDB en version 2.2.4, une base de données NoSQL, avec des corrections de bugs;
OpenvSwitch en version LTS 1.9.0 ;
Le logiciel Wubi permet d'installer Ubuntu sur sa partition Windows, comme un logiciel, tout en permettant de démarrer sur Ubuntu. Les utilisateurs indécis peuvent ainsi essayer Ubuntu, et le désinstaller facilement en cas de déception.
Wubi est apparu avec Ubuntu 8.04, et son développement a ensuite stagné. Il n'a pas été mis à jour pour s'adapter à UEFI, des bugs sont apparus à l'installation d'Ubuntu 13.04 via Wubi, et il ne semblait pas possible de corriger ces bugs à temps. Il a donc été décidé qu'Ubuntu 13.04 ne sera pas installable via Wubi.
Cela ne change pas le sort des versions précédentes d'Ubuntu, qui peuvent être installées via Wubi, et on peut aussi mettre à jour les Ubuntu installées via Wubi vers la 13.04. Cependant, on ne peut pas installer directement Ubuntu 13.04 via Wubi.
Xubuntu préfère les clés USB aux CDL'équipe de Xubuntu a tout tenté pour garder des ISO de 700 Mo avec l'essentiel de la distribution, mais il est des choses inéluctables : les ISO de Xubuntu font désormais 1 Go. Il faudra donc les graver sur un DVD ou les faire tenir sur une clé USB pour faire une installation (ça tombe bien, les netbooks ont tendance à ne pas proposer de lecteur de disque).
Gnumeric et GIMP avaient été retirés des CD d'installation de Xubuntu 12.10 afin de rester sous la barre des 700 Mo, mais plutôt que d'augmenter la liste de logiciels à installer soi-même après une installation de Xubuntu, il a été voté d'étendre la taille limite jusqu'à 1 Go, permettant de réintroduire les deux logiciels ainsi que certains des paquets de traductions les plus populaires.
Ubuntu Touch débarqueCanonical a mis en orbite une préversion Ubuntu Touch (Ubuntu Phone OS), basée sur Raring Ringtail, qui est grosso modo une version d'Ubuntu prête à être déployée sur ordiphone et tablettes, du moins les quelques matériels sur lesquels c'est possible (principalement des Nexus). Il permet aux développeurs de commencer à préparer des "apps" web en HTML5 ou natives avec QML et du javascript ou du C++.
Mir en optionMir est le remplaçant du serveur graphique X, développé par Canonical. Mark Shuttleworth affirme que ce serveur simplifiera le développement d'applications graphiques en permettant de faire une seule application pour tous les différents matériels. Une des conséquences de Mir est que Unity va être réécrit en Qt et QML, en abandonnant GTK.
Il est désormais possible d'essayer Mir, afin de remonter des bugs, contribuer au projet, ou faire des benchmarks complètement biaisés sur la supériorité de Wayland.
SDK en version Developer PreviewPour continuer dans la lancée des outils pour le mobile, le Ubuntu SDK preview est disponible, pour commencer à écrire des applications Ubuntu, et les ajouter à la logithèque Ubuntu en un clic.
En route vers le futurLa version 13.04 est sortie, mais ce n'est pas une raison pour s'arrêter en si bon chemin. Voici ce qui nous attend pour les prochaines versions.
Salamandre sauceuseLe grand gourou Mark Shuttlewortk a choisi que la prochaine version s'appellera Supercalifragilisticexpialidocious Scorpionfish Saucy Salamender. Ce nom n'a aucun rapport avec les saucisses de Strasbourg.
La salamandre est une des créatures les plus magiques de la nature; leur présence est un indicateur précis d'un environnement vierge, ce qui est une description très appropriée pour le nouveau monde qui apparaît autour de Ubuntu Touch : de nouvelles applications, un nouveau SDK, une magnifique interface claire. Vous trouverez des salamandres nager dans des courants ascendants clairs et purs ( clear, clean upstreams ), et c'est exactement ce qui est en train de se former autour de l'écosystème mobile d'Ubuntu. C'est une façon de dire « Merci ! » à la très grande communauté qui a joint ses efforts pour créer une expérience unifiée des mobiles jusqu'aux PC, avec des tonnes d'applications nettes et élégantes faites par des personnes de par le monde qui veulent construire quelque chose de rapide, frais et libre. Et nous sommes aussi coquins ( saucy ), car la vie est trop courte pour être lourdauds et rigides. Notre travail est notre jeu : nous faisons des choses incroyables pour une audience énorme, nous trouvons de la place pour quasiment toutes les saveurs d'interface et le faisons avec classe.
Saucy Salamander est donc le nom choisi pour la version 13.10 à venir au mois d'octobre 2013.
D'autres lentilles intelligentes, ou le bureau qui se prend pour GoogleUne collection de fonctionnalités qui était prévue pour la 13.04, mais qui a été reportée car pas assez stable, les lentilles intelligentes. Concrètement, lorsqu'on écrit quelque chose dans le tableau de bord, on nous propose des logiciels installés mais aussi des fichiers, ou des achats possibles sur Amazon (à moins d'avoir désinstallé ces fonctionnalités).
Comme vous avez pu le voir avec les lentilles Photos et Friends, on peut étendre la portée des résultats du tableau de bord. Le but de ces lentilles intelligentes est d'ajouter une bonne centaine de sources, permettant de par exemple chercher des sites comme DeviantArt ou Reddit pour ajouter des favoris au brouteur, ou pourquoi pas chercher des vidéos sur TonTube et les visualiser directement dans Totem Vidéos ?
Bien que les requêtes soient envoyées en https et que le cahier des charges veut ces requêtes le plus anonyme possible, un des problèmes actuels des lentilles encore en développement concerne la protection de la vie privée, qui n'est pas encore assurée. Après le tollé pour la recherche Amazon, la compagnie de l'île de Man prend des précautions.
Réduction du temps de support des versions non LTSUne décision prise en mars, il a été décidé que les versions non LTS n'auraient plus de support passé 9 mois, au lieu de 18 mois comme précédemment. Le but étant de libérer des ressources pour créer des nouveautés.
Cette décision impacte cette version 13.04, ainsi que les prochaines. En revanche, le support des versions LTS reste inchangé.
Pas de rolling releaseUn mouvement de fonds avait poussé à la gestion des mises à jour en continu. Ce système n'a finalement pas été adopté.
Toujours plus de performancesLes Ubuntu phones ne sont pas encore là, mais grâce à eux Ubuntu va être encore plus rapide. Saucy Salamender président de la République, l'empreinte mémoire sera réduite. Saucy Salamender président de la République, le temps de démarrage sera réduit. Votez Ubuntu 13.10 !
Une distrib en développement façon rolling releaseUn des objectifs est que les utilisateurs d'Ubuntu puissent suivre les développements à la façon d'une distribution rolling release. Concrètement, un utilisateur d'Ubuntu hyper branché à tendance hipster, ou un développeur qui veut faire l'app Ubuntu de demain, n'aura plus besoin d'attendre un feu vert pour se mettre à niveau vers la prochaine version mais pourra avoir directement les développements sur son bureau au fur et à mesure des progrès.
Les détails n'ont pas encore été donnés. Cependant, le terme de rolling release a le vent en poupe. Annonce choc ou intention de voler des parts de marché à ArchLinux ?
Ubuntu Developer Summit en vidéoL'Ubuntu Developer Summit est l'occasion pour les développeurs travaillant sur Ubuntu de montrer qu'ils ont la plus grosse et qu'ils vont faire une super version d'Ubuntu la prochaine fois : c'est la Keynote Apple à la sauce Canonical. Bon, il y a aussi des réunions pour discuter.
Grande première, on aura droit à des conférences filmées toute la journée ! Il sera bien plus aisé de troller en direct, twitter (avec Friends) qu'on trouve la conférence aussi vide que celle de la PlayStation 4, s'émerveiller devant les promesses de nouveautés, et tant d'autres plaisirs des conférences retransmises en direct !
Vite, mettons le site de l'Ubuntu Developer Summit dans nos favoris !
La dernière version d'OpenWrt vient de sortir, et s'appelle « Attitude Adjustment ». Elle est numérotée 12.09, qui correspond à la date du gel des fonctionnalités, mais vient bien juste de sortir ce 25 avril 2013, un an et demi après la précédente « Backfire » 10.03.1.
Rappelons qu'OpenWrt est une distribution Linux destinée à l'embarqué, en particulier les routeurs, de par sa petite taille et les fonctions qu'elle intègre. Cette nouvelle version apporte son lot de nouveautés, comme la gestion de nouveaux matériels, une nouvelle implémentation du système de configuration du réseau, une tripotée de nouveaux paquets (3500, soit 500 de plus que la dernière version) ainsi que bien sûr des corrections de bugs. Détail dans la suite de la dépêche.
Comme à sa tradition, le projet OpenWrt a mis un peu de temps à stabiliser cette nouvelle version, qui est en gestation depuis septembre dernier. Un nouveau système de nommage à deux lettres identiques a également été choisi, la prochaine version s'appelant donc quelque chose en « BB ». Cependant, cette attente a apporté un paquet de nouveautés, à commencer par la nouvelle recette de cocktail incluse dans le « message du jour » :
_______ ________ __ | |.-----.-----.-----.| | | |.----.| |_ | - || _ | -__| || | | || _|| _| |_______|| __|_____|__|__||________||__| |____| |__| W I R E L E S S F R E E D O M ----------------------------------------------------- ATTITUDE ADJUSTMENT (12.09, r36088) ----------------------------------------------------- * 1/4 oz Vodka Pour all ingredients into mixing * 1/4 oz Gin tin with ice, strain into glass. * 1/4 oz Amaretto * 1/4 oz Triple sec * 1/4 oz Peach schnapps * 1/4 oz Sour mix * 1 splash Cranberry juice -----------------------------------------------------Au niveau technique, les principales nouveautés sont :
Cette sortie ne pouvant pas être parfaite, il reste sûrement encore quelques défauts, tous les tickets relatifs à cette version n'ayant pas pu être traités, contrairement à ce que cherche à faire Debian par exemple. L'évolution aidant, il devient également de plus en plus difficile de faire tourner cette distribution sur des routeurs n'ayant que 16 MiB de mémoire vive ; préférez des modèles un peu plus pourvus en RAM. Il faut également noter que, cette version de la distribution ne se basant pas sur un noyau avec un support à long terme, sa durée de vie sera probablement plus courte que les précédentes, selon un des développeurs du projet.
OpenWrt reste une référence dans le monde des distributions embarquées et son développement continue de plus belle dans le trunk. N'hésitez pas à y contribuer !
J'ai le plaisir d'annoncer la sortie de la version 0.2 de Photon. Photon est un micro Framework, écrit en PHP, pour la réalisation de site web ou d'application web.
Mongrel2 est un serveur web, écrit en C, qui prend en charge plusieurs protocoles côté client : HTTP + Long Polling, Flash sockets, WebSockets. La principale particularité est de ne pas avoir d'interface CGI, mais une interface basée sur la bibliothèque de communication ØMQ. Les requêtes HTTP des clients sont publiées sur cette interface, puis traitées de manière asynchrone par des processus applicatifs qui peuvent être écrits dans n'importe quel langage.
Photon est un serveur d'application écrit en PHP qui traite les requêtes issues de Mongrel2. Photon traite une seule requête HTTP à la fois, comme les applications CGI. Toutefois, il est possible de lancer plusieurs instances de photon pour traiter plusieurs requêtes en même temps, le nombre d'instances de Photon peut être changé a chaud afin de répondre a une montée de trafic. De plus, les instances de Photon n'ont pas besoin d'être exécutées sur le même serveur que Mongrel2, grâce à l'utilisation de la librairie ØMQ, Mongrel2 devient un « load balancer ».
Photon étant un micro Framework, la taille du code source reste modeste et la lecture de celui-ci reste aisée.
Fonctionnalités principales de PhotonL'ensemble des logiciels nécessaires à Photon (Mongrel2, ØMQ, PHP) se cross-compile très facilement sous ARM. Il est donc possible de l'utiliser sur des plateformes telles que Overo de Gumstix.
Ces deux journées portes-ouvertes se dérouleront en parallèle de Solutions Linux 2013 et permettront aux visiteurs de rencontrer ses équipes, ses logiciels, ses services, ses formations, ses opportunités d'emplois. En collaboration avec TOOLinux.
- Evénements et séminaires / Oui, AlaUneQui n'a jamais eu, ou n'aura jamais, à installer un serveur web Apache au moins une fois dans sa vie d'administrateur ? Le serveur HTTP Apache est un classique, un incontournable et l'un des fleurons du logiciel libre.
- 06. MatérielL'agence digitale intégrée du groupe Publicis et Commerce Guys, l'éditeur open source de la solution Drupal Commerce, viennent de signer un accord de partenariat.
- CommuniquéTout a été dit (enfin, presque…) sur l'avalanche de données qui s'abat aujourd'hui sur les entreprises, du fait entre autres de la multiplication des systèmes automatisés de collecte de données (capteurs intelligents), de la montée en puissance des réseaux sociaux, de l'internet des objets, etc. Les précurseurs de l'analyse de ces Big Data ont été, comme souvent, des très grandes entreprises (Google, Yahoo !, opérateurs télécom, institutions financières, grande distribution…).
- OpinionL'Enquête sur les CMS Open Source, c'est reparti, avec ll'ambition affirmée de "proposer une vision unique, s'affranchissant des limites des nombreuses études qui sont faites sur le sujet".
- Revue de presse