Nouvelles du Libre

Le « fingerprinting » permet de tourner la page du cookie

Toolinux - dim, 06/04/2014 - 23:10

Après l'affaire PRISM de l'été 2013 et la joute entre Google et la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté) en France, la collecte et l'utilisation de données digitales personnelles ou anonymes sont des sujets qui suscitent des interrogations légitimes chez les consommateurs dans tous les pays. Pour les cookies, les temps sont durs. Ces fichiers s'apparentent à des logiciels espions installés directement dans les navigateurs et permettent à un annonceur, à l'éditeur d'un site internet ou bien à un prestataire publicitaire d'identifier de façon anonyme un internaute et de construire un profil plus ou moins détaillé de ce dernier sur la base des informations collectées.

- Revue de presse
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Thème cloud computing / infonuagique

Linuxfr - dim, 06/04/2014 - 22:46

Cette année le thème Cloud Libre du salon Solutions Linux, Libres et Open Source (20 & 21 mai 2014 - CNIT - Paris La Défense) va s'orienter vers les déploiements effectifs de projets de l'IaaS au PaaS en passant par l'orchestration. Retours d'expériences, solutions émergentes, quelles sont les différentes technologies pour monter et industrialiser ses déploiements et la gestion de son infrastructure ?

Le thème comprend une table ronde du IaaS au PaaS : un écosystème de solutions libres ! et sept conférences spécifiques (mots-clés cloud ouvert, Prism, ownCloud, dpdk.org, Solum, OpenStack, Shinken, Hadoop) détaillées en seconde partie de dépêche.

Sommaire

13h00-14h00 : table ronde du IaaS au PaaS : un écosystème de solutions libres !

Lors de cette table ronde nous ferons un tour d'horizon des différents projets qui permettent de passer du IaaS au PaaS. Nous nous interrogerons notamment sur l’interopérabilité entre les outils, le rôle l’existence de standards et la possibilité de piloter des projets multi-environnements.

Intervenants :
  • Christophe SAUTHIER, CEO, Objectif Libre
  • Hervé LERCLERC, Directeur Technique, Alter Way
  • Michel-Marie MAUDET, Directeur Général, Linagora
  • Frédéric AATZ, Responsable de Stratégie Interopérabilité et Open Source et Marc GARDETTE, Senior Business Dev Manager, Microsoft

Animateur : Jonathan LE LOUS, meneur de pratique Cloud conputing, Savoir-faire Linux

Conférences spécifiques
  • 14h10-14h40 : Pourquoi et comment un Cloud Ouvert, par Jean-Pierre LAISNE, CEO, CompatibleOne
  • 14h45-15h25 : Living in a Cloudy Post-Prism World – the User Data Manifesto, par Frank KARLITSCHEK, ownCloud project Creator & owncloud.com, CEO, ownCloud
  • 15h30-16h10 : Indicateurs de haut niveau et supervision niveau métier : nouveaux défis de la supervision à l’ère du cloud, par Rodrigue CHAKODE, Ingénieur R&D, SysFera et RealOpInsight Labs
  • 16h15-16h55 : dpdk.org- le cœur de la performance réseau sur les systèmes virtualisés, par Vincent JARDIN, CTO 6WIND
  • 17h00-17h40 : Solum : le PaaS arrive dans OpenStack, par Julien VEY, DevOps, Numergy
  • 17h45-18h25 : La supervision dans les nuages avec OpenStack et Shinken, par Thibault COHEN, Leader de pratique supervision, Savoir-faire Linux
  • 18h30-19h00: Hadoop as Service, OpenStack + Hadoop, par Charly CLAIRMONT, CTO, ALTIC

Résumé des interventions :

  • 14h10-14h40 : Pourquoi et comment un Cloud Ouvert, par Jean-Pierre LAISNE, CEO, CompatibleOne
    Clouds hybrides, fédérations de cloud, places de marché, bourse de services cloud, tous ces termes se recouvrent une même réalité. Dans les faits ils décrivent les différentes formes plus ou moins complexes d'évolution possible des architectures cloud. Lors de cette présentation, nous nous proposons d'exposer les points communs et les relations qui peuvent être établies entre ces différentes architectures. Grâce à des cas d'usage et des retours d'expérience, nous étudierons en particulier les standards ouverts et les logiciels libres permettant de gérer la complexité de ces nouvelles architectures massivement distribuées.

  • 14h45-15h25 : Living in a Cloudy Post-Prism World – the User Data Manifesto, par Frank KARLITSCHEK, ownCloud project Creator & owncloud.com, CEO, ownCloud
    In this session Frank Karlitschek, founder of the ownCloud project and creator of the User Data Manifesto, will discuss steps individuals and businesses can take to protect their own data – as well as the responsibility we share to assure our own privacy and data protection.
    People have become increasingly worried about the privacy of their information, revelations have surfaced that the NSA – and other state-controlled agencies (and businesses and black hatters?) – are spying on businesses and individuals. Karlitschek founded the ownCloud project and more recently created and began publicly discussing the User Data Manifesto, defining basic rights for people to control their own data in the internet age.

  • 15h30-16h10 : Indicateurs de haut niveau et supervision niveau métier : nouveaux défis de la supervision à l’ère du cloud, par Rodrigue CHAKODE, Ingénieur R&D, SysFera et RealOpInsight Labs
    Le but de cet exposé sera de présenter les enjeux et les nouvelles problématiques de la supervision des environnements IT actuels. Notamment dans un contexte où la vision cloud, de plus en plus présente, impose aux responsables de supervision de passer outre les indicateurs de bas niveau pour s’intéresser davantage à la qualité de service fournie aux utilisateurs finaux ainsi qu’aux applications tierces.

  • 16h15-16h55 : dpdk.org- le cœur de la performance réseau sur les systèmes virtualisés, par Vincent JARDIN, CTO 6WIND
    La communauté dpdk.org a été lancée l'année dernière par 6WIND afin de soutenir les projets nécessitant du traitement de paquet à très haut débit (200Mpps, 200Gbps) en environnement cloud pour les solutions NFV.
    Cette communauté est devenue très active en quelques mois.
    Plusieurs projets open source (Openvswitch, rump) et sociétés spécialisées dans les télécoms (Cisco, vmware, NEC, etc.) utilisent maintenant les librte de dpdk.org afin de booster leurs performances. Elles contribuent sur dpdk.org.

  • 17h00-17h40 : Solum : le PaaS arrive dans OpenStack, par Julien VEY, DevOps, Numergy
    Solum, L’un des projets d'Openstack en phase de prototypage dite “StackForge”, peut se décrire ainsi: “Transformer le code en une application managée tournant sur OpenStack en un clic de bouton”. Il s’agit bel et bien d’une solution de PaaS (Platform-as-a-Service). Solum tire partie des dernières solutions technologiques en matière de PaaS, avec notamment le projet Docker, utilisé au coeur de la plateforme. Partant d’une nouvelle base de code, sans historique à gérer, comme cela peut être le cas pour des solutions concurrentes telles que OpenShift ou CloundFoundry, Solum avance vite, poussé par des acteurs tels que RedHat ou Rackspace et l’essor de la communauté OpenStack.
    Dans cette présentation, nous détaillerons les aspects techniques du projet Solum, les composants OpenStack dont il tire partie, l’intégration de Docker… Nous présenterons également les différentes roadmaps du projet, quels langages vont être supportés, quel est l’horizon de sortie…

  • 17h45-18h25 : La supervision dans les nuages avec OpenStack et Shinken, par Thibault COHEN, Leader de pratique supervision, Savoir-faire Linux
    Nous commencerons cette conférence par une courte présentation d'OpenStack et de Shinken. Ensuite nous montrerons les possibilités d'ingrégration de ces deux solutions. Pour finir, nous exposerons quelques exemples de supervision de différentes couches de la solution OpenStack: que ce soit au niveau du service final, des applications de gestion de la plateforme OpenStack, des systèmes d'exploitation, ou du matériel.

  • 18h30-19h00: Hadoop as Service, OpenStack + Hadoop, par Charly CLAIRMONT, CTO, ALTIC
    Il existe de nombreuse questions sur le caractère prête à l'emploi du Big Data. Beaucoup d'interrogation quant à la manière de monter des architectures, ou à la souplesse d'étendre son cluster à mesure de ses besoins.
    Un projet open source c'est proposé de résoudre cette problématique d'"Hadoop élastique". Il s'agit du projet Savana, qui s'incrit comme un plugin pour OpenStack et qui permet aux organisation de bénéficier tant de la puissance de calcul d'Hadoop que de la flexibilité que peut délivrer OpenStack.
    Dans cette présentation, il s'agit de montrer à tous à quel point il est simple grâce à Savana d'avoir du "Hadoop à la demande". Après une brêve introduction et avoir détaillé les principaux composants du projet, une légère démonstration pour conclure.

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Sortie d’IPython en version 2.0

Linuxfr - dim, 06/04/2014 - 13:56

IPython est une console alternative principalement tournée vers l’exploration interactive des données. Comme tous les 6 mois maintenant (avec 3 mois de retard), la nouvelle version est publiée. Je vous invite à aller lire les dépêches précédentes si vous ne connaissez pas IPython.

Au‐delà d’une simple console Python, elle est aussi agnostique au niveau du langage en offrant une console Qt, un notebook Web (interface Web riche) et l’architecture pour y écrire dans son dialecte préféré.

Pour rappel, IPython 2.0 est la seconde des quatre versions qui seront publiées sur les fonds donnés par la fondation Sloan sur une durée de deux ans. Je vais ici vous présenter quelques nouveautés qui ont été développées lors des 9 derniers mois et vous donner un avant‐goût de ce qui est prévu pour le mois à venir.

Merci aux participants qui m’ont aidé à rédiger cette dépêche, corrigeant les fautes d’orthographe et les anglicismes.

Sommaire

Une fois n'est pas coutume, les notes de version sont disponibles sur le site web d’IPython, mais cette fois-ci la documentation officielle s'étoffe et utilise IPython Notebook viewer pour afficher les répertoires d'exemples. Ces notes sont plus complètes que la présente dépêche, mais on notera tout de même (cf. plus loin) que les Notebooks exportés en HTML avec nbconvert ou Nbviewer n'affichent pas les widgets et nécessitent d'être exécutés en local avec la nouvelle version.

En deux mots

Cette version de IPython a perdu son statut de rc le 2 avril (pour éviter un poisson), après plus de 8 mois de travail. On notera l'obligation d'utiliser Python 2.7 ou ≥ 3.3 (on s'excuse pour les gens encore sous 2.6 et 3.2), mais cela a permis l'unification du code source qui fonctionne indifféremment sur les deux versions majeures de l'interpréteur, sans avoir recours à des outils tels que 2to3.

Les grandes nouveautés sont toutes pour le Notebook :

  • Widget interactif javascript ;
  • navigation du disque dur ;
  • URL persistante ;
  • Interface modale ;
  • augmentation de la sécurité.

En chiffres, ou plutôt en nombres (arrondis à chaque fois) :

  • 8 mois de travail ;
  • 650 demandes d'intégrations pour 4000 modifications ;
  • 400 bogues fermés ;
  • 100 contributeurs (merci à eux !).
Ce que vous devez savoir Interface modale

Les raccourcis clavier de l'interface du Notebook ont complètement changé. Les premières interactions avec le Notebook risqueront d'être bien difficiles (comparez à la première fois où vous avez utilisé Vim). Du fait des limitations des navigateurs web, ce changement était nécessaire, et implique quelques heures d'ajustement pour les utilisateurs déjà habitués aux raccourcis clavier. Allez faire un tour dans le menu d'aide si vous êtes perdu.

Tout comme beaucoup d'éditeurs modaux, vous pouvez vous trouver entre deux états, soit vous éditez une cellule et le clavier se comporte comme dans n'importe quel éditeur de texte classique (edit mode, utilisez Enter pour y accéder), ou en mode commande (Esc) les touches du clavier sont alors assignées à des actions, comme x pour couper, j pour sélectionner la cellule suivante… une introduction est bien sûr disponible pour les anglophones, lecture vivement conseillée, et sauvegarde préalable de vos .ipynb aussi.

Sécurité

Au sein de l'équipe de développement d’IPython, le Notebook tel que présent dans la 1.0 est comparé au bouton qui déclenche une bombe atomique enveloppée dans un joli bonbon qu'on tendrait à un nourrisson. Les capacités de destruction et de mauvaise utilisation sont particulièrement importantes. C'est pourquoi un modèle de sécurité a été adopté. À partir de maintenant, chaque Notebook est signé numériquement avec une clé privée générée au premier lancement, et tout chargement d'un Notebook dont la signature n'est pas valide désactive un grand nombre de fonctionnalités. En pratique, cela signifie que si M. ou Mme Michu™ vous envoient un Notebook, au chargement de celui-ci, vous ne pourrez voir que les jolis HTML et JavaScript qui affichent des chiots animés. Vous devrez ré-exécuter le Notebook dans son intégralité, ou explicitement lui faire confiance.

Cela ne signifie bien sûr pas que la sécurité est infaillible, on appréciera aussi tout retour d'expérience de personnes plus compétentes au niveau cryptographie. On notera que le système est à priori extensible, donc oui, utilisateur motivé de LinuxFr.org, tu devrais pouvoir écrire une extension qui utilise GPG.

Le Beau et Brillant Navigation du disque dur

Le schéma URL est maintenant REST, et persistant ! Vous n'avez plus besoin que de lancer un seul notebook server pour parcourir tout votre disque dur ! Même si on évite de servir des fichiers qui sont dans ~/.ssh, ne lancez pas le serveur n'importe où dans votre arborescence !

Vous pouvez aussi maintenant utiliser la fonction marque-page de votre butineur pour retrouver rapidement tous vos Notebooks.

Les widgets javascript

C'est beau, ça bouge, ça se manipule à la souris et c'est simple à utiliser, mais ça reste encore à peaufiner. Il vous suffit d'un simple décorateur sur une fonction pour que les paramètres de celle-ci soient accessibles avec de jolis éléments de GUI et au moindre changement le résultat se met à jour. Un peu comme ce bel exemple de Jake Van Der Plas.

Sous le capot c'est un protocole qui décrit une synchronisation, et ne suppose pas l'utilisation de JavaScript. Sachant qu’un greffon pour Emacs permet déjà de se connecter au Notebook, rien ne vous empêche de réaliser les widgets pour Emacs en utilisant lisp. Ceci devrait aussi permettre aux autres langages de réutiliser les mêmes widgets. Pour les impatients, vous trouverez une vidéo de B. Granger lors de PyData 2014, avec une démonstration des widgets (la vidéo démarre à la 34 ème minute).

Avec l'implémentation actuelle, la création de widget et leur affichage nécessite un noyau actif. De ce fait, l'export de Notebook en HTML ne conserve pas les widgets. Nbviewer utilisant l'export en HTML, vous ne verrez donc pas de widgets à moins de télécharger le Notebook qui vous intéresse et de l'exécuter en local (on travaille dessus).

La suite Multi-language

Pour ceux qui n'auraient pas suivi, ou qui liraient en diagonal, IPython permet d'écrire en utilisant un autre langage que Python, vous pouvez probablement écrire en quelques lignes un noyau Evenja, en plus des nombreux noyaux déjà existants, l'un des soucis étant qu'il faut démarrer autant de serveurs que de langages demandés. La version 3.0 devrait commencer à remédier à ce problème en proposant de choisir parmi les noyaux installés lors de l'ouverture d'un Notebook.

Multi-utilisateur

On ne parle pas encore de collaboration en direct, mais de la possibilité de démarrer un seul serveur pour de multiples utilisateurs dans un premier temps. Le but initial ne sera pas de permettre un déploiement pour des centaines d'utilisateurs simultanés, mais plus de l'ordre de grandeur d'un petit laboratoire de recherche, ou dans le cadre d'un enseignant utilisant le Notebook pour ses élèves. Cette fonction ne sera probablement pas complète pour la version 3.0 (été 2014), mais devrait, on l'espère, être utilisable pour 4.0 (hiver 2014).

Le reste Les réunions

Tous les jeudis, en direct sur youtube/Google Hangout vers 19h, réunion technique sur l'avancement du projet et le futur. Si vous voulez parler avec nous de votre projet d'amélioration, demandez une invitation.

Un mardi par mois, à 19h aussi, venez poser vos questions, on fera de notre mieux pour vous aider à faire ce que vous voulez avec IPython (en anglais, of course).

Nbviewer

Nbviewer a été déplacé de Heroku à Rackspace qui nous offre une réduction sur le prix des serveurs non négligeable, et Kyle Kelley s'occupe du déploiement ; si vous le croisez, lui ou Jesse Noller, remerciez-les !

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Blender annonce le projet Gooseberry de campagne de dons pour film libre

Linuxfr - ven, 04/04/2014 - 21:30

La Fondation Blender nous avait promis quelque chose de gros lorsqu'elle avait annoncé en 2011 son prochain projet de film libre, le projet Gooseberry. Aujourd'hui les ambitions se concrétisent et la fondation a mis en place une campagne de dons pour financer le projet.

Rétrospective

Depuis 2005, la Fondation Blender, organisation néerlandaise à but non lucratif développant le logiciel de modélisation 3D Blender, réalise et publie des films d'animation libres. Ces films ont pour but de faire connaître le logiciel Blender, de montrer ses possibilités, et d'aider à l'améliorer en ciblant plus précisément les attentes des infographistes.

Aujourd'hui, tous ces films partagent les caractéristiques suivantes :

  • ce sont des courts métrages, d'environ 10 à 15 minutes
  • ils sont sous licence libre CC BY
  • ils ont été réalisés avec Blender
  • ils ont été réalisés principalement avec des logiciels libres (ou uniquement avec des logiciels libres, si on exclut la partie audio)
  • les sources sont disponibles, sous licence libre si on exclut la partie audio
  • le nom de code du projet est toujours un nom de fruit, dont on voit une ou plusieurs représentations dans le film

Jusqu'à maintenant, quatre Open Movie Projects ont été réalisés :

  • Elephants Dream, ou projet Orange , annoncé en septembre 2005, publié en mars 2006 sous CC BY 2.5. Il dure 10min54 et a nécessité un budget de 120 000€.
  • Big Buck Bunny, ou projet Peach , annoncé en septembre 2007, publié en avril 2008 sous CC BY 3.0. Il dure 9min56 et a nécessité un budget de 150 000€.
  • Sintel, ou projet Durian , annoncé en mai 2009, publié en septembre 2010 sous CC BY 3.0. Il dure 14min48 et a nécessité un budget de 400 000€.
  • Tears of Steel, ou projet Mango , annoncé en octobre 2011, publié en septembre 2012 sous CC BY 3.0. Il dure 12min14 et a nécessité un budget de 300 000€.

À noter qu’un autre court-métrage libre a été publié en 2013 par la Fondation Blender, Gran dillama. Plus confidentiel, il est la suite du court-métrage LLama drama réalisé par ailleurs et qui n’est pas un Open Movie Project officiel.

Le projet Gooseberry

Le 10 janvier 2011, le cinquième Open Movie Project, le projet Gooseberry, a été annoncé. Il s'agira d'un long métrage qui devrait sortir en novembre 2015 sous licence CC BY 4.0.

La Blender Foundation place désormais la barre très haut : le film devrait durer aux alentours de 90 minutes, et sa réalisation nécessitera le travail à temps plein de 60 à 80 personnes, impliquera 12 studios de différents pays, et aura un budget minimal de 3,5 millions d'euros ! Cerise sur le gâteau, Ton Roosendaal, président de la Blender Foundation, compte pousser l'utilisation d'outils libres pour la réalisation de la partie audio du film, ce qui pourrait faire de ce film le premier Open Movie réalisé entièrement avec des logiciels libres !

Un scénario est déjà prêt : le film devrait être une comédie narrant les mésaventures de Michel le mouton.

Campagne de dons

Pour mener à bout ce projet ambitieux, la Fondation Blender fait appel à l'aide financière de la communauté. Le 9 mars 2014, une campagne de dons a été lancée, avec pour objectif de récolter 500 000 € et 10 000 souscriptions de « supporters » (personnes prêtes à donner 10 € par mois pendant les 18 mois de réalisation du film).

Les dons vont de 20 € à 2500 € et chaque option donne droit à un « cadeau » différent : une réduction de 20 € sur l'achat d'une copie physique du film, une mention plus ou moins voyante au générique de fin, et un accès au « Blender Cloud », plateforme mise en place par la Blender Foundation spécialement pour l'occasion. Le supporter du projet Gooseberry y trouvera une archive de tutoriels, de cours, de vidéos, d'artworks, de modèles 3D, enrichie au fur et à mesure de l'avancement du projet. Ces ressources seront d'abord disponibles sous CC BY-NC-SA 4.0, puis libérées sous CC BY 4.0 lors de la sortie du film.

La communauté pourra aussi avoir un aperçu de l'avancée du travail sur les blogs des équipes du projet, qui seront publiés sous CC BY et mis à jour régulièrement (le blog officiel du projet Gooseberry est déjà très actif).

Les 500 000 € récoltés via la campagne de don s'ajouteront aux fonds de la fondation Blender et à l'argent des sponsors pour permettre la réalisation du film. 70 % de l'argent sera consacré à la partie purement artistique du projet, 10 % servira à couvrir les frais divers et 20 % iront dans le développement logiciel.

Il est possible que la communauté soit invitée à participer un peu sur la partie artistique, comme ce fut le cas pour Sintel.

Et pour ceux qui ne savent pas ce qu'est une gooseberry c'est ça :

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Apéro Python à Lyon le mercredi 23 avril

Linuxfr - ven, 04/04/2014 - 20:48

Un apéro Python aura lieu à Lyon le mercredi 23 avril à partir de 20h à l'Antre Autre (11 rue Terme, Lyon 1er). Un AFPyro est un moment convivial où les Pythonistes peuvent échanger librement autour d’un verre ou d’une assiette.

Une présentation sur WTForms sera faite. WTForms est une bibliothèque permettant de faciliter la gestion des formulaires dans une application web.

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Emmabuntüs en lice aux Bobs 2014 : soutenez-les !

Toolinux - ven, 04/04/2014 - 18:20

Emmabuntüs a été sélectionné pour la finale des Bobs ! Ce concours est organisé par la radio-télévision internationale allemande depuis 10 ans et récompense les meilleurs projets de cyber-activisme.

- Communauté
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Oracle annonce Oracle NoSQL Database 3.0

Toolinux - ven, 04/04/2014 - 18:16

Oracle NoSQL Database 3.0 est la dernière version de la base de donnes distribuée d'Oracle. Objectifs : "disponibilité maximale pour les charges en temps réel adaptées au dimensionnement du Web."

- Logiciels
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Bonitasoft rejoint la Fondation Eclipse

Toolinux - ven, 04/04/2014 - 18:09

Bonitasoft rejoint la Fondation Eclipse, communauté Open Source dédiée à la mise en place d'écosystèmes de développements, de produits et de services.

- Services
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Commerce Guys et Kameleoon signent un accord

Toolinux - ven, 04/04/2014 - 18:07

L'éditeur de la solution Drupal Commerce annonce l'intégration de l'outil d'A/B Testing Kameleoon dans sa solution.

- Services
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Christopher Dziekan, d'IBM à Pentaho

Toolinux - ven, 04/04/2014 - 18:04

Le patron de la stratégie Business Analytics d'IBM a cette semaine rejoint Pentaho en tant que Chief Product Officer.

- Services
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Talend Big Data certifié Cloudera pour Cloudera Enterprise 5

Toolinux - ven, 04/04/2014 - 18:02

L'éditeur a annoncé cette semaine que ses solutions Talend Open Studio for Big Data, Talend Enterprise Big Dataet Talend Platform for Big Data, sont désormais certifiées pour Cloudera Enterprise 5.

- Services
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TOOLinux est de retour

Toolinux - ven, 04/04/2014 - 18:00

Ces derniers mois, l'accès au site TOOLinux a été bien souvent perturbé. Nous avons procédé cette semaine à une migration vers un nouveau serveur

- Breves
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Big data : Jaspersoft et Talend étendent leur partenariat

Toolinux - ven, 04/04/2014 - 17:22

Jaspersoft et Talend lancent la version Big Data Extended de Jaspersoft Extract, Transform, and Load (ETL).

- Services
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FusionDirectory 1.0.7.3 est sorti

Linuxfr - ven, 04/04/2014 - 14:55

L’équipe de FusionDirectory est heureuse de vous annoncer la publication de la version 1.0.7.3 de FusionDirectory. Pour ceux qui ne connaissent pas FusionDirectory, il s’agit d’un gestionnaire d’infrastructure. Il est à LDAP ce que Webmin pouvait être à NIS/NIS+ : une interface Web modulaire de gestion complète d’un annuaire LDAP. Sa modularité permet d’offrir aussi la gestion de services qui ne sont pas directement interopérables avec LDAP.

La version 1.0.7.3, qui est une version de maintenance, apporte des correctifs importants ainsi que de petites corrections.

Correctifs importants
  • Nettoyage de la fonctionnalité de prise d’instantané (snapshot) pour la rendre plus efficace
  • L’état de l’installation d’une machine avec FAI est à nouveau écrit correctement
  • Les fenêtres d’erreur LDAP sont plus claires et ont un style propre
Correctifs mineurs
  • Déplacement de la vérification du numéro de groupe (gid) vers la méthode de test globale
  • Suppression de l’entrée pour le chemin TFTP statique dans le service argonaut fuse
  • Correction de l’erreur lors de la création d’une tâche récurrente programmée (cronjob) pour le miroir Debian
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Repas du Libre à Toulouse le 10 avril 2014

Linuxfr - ven, 04/04/2014 - 14:55

Le groupe d'utilisateurs de Logiciels Libres de Toulouse Toulibre en collaboration avec Tetaneutral.net fournisseur d'accès internet et hébergeur libre proposent aux sympathisants de se retrouver l'un des mardis ou jeudis de chaque mois pour échanger autour des logiciels Libres, des réseaux libres, discuter de nos projets respectifs et lancer des initiatives locales autour du Libre. Ce repas est ouvert à tous, amateurs de l'esprit du Libre, débutants ou techniciens chevronnés.

Ce Qjelt (Quelconque Jour du Libre Toulousain) aura lieu le jeudi 10 avril 2014 à 20 heures, au restaurant Bois et Charbon situé au 64 rue de la Colombette à Toulouse. C'est à proximité de la place Saint Aubin accessible par le métro à la station Jean Jaurès (ligne A et B). Entrée/plat/dessert + 1/4 de vin à 18€. Pour des raisons de logistique, une inscription préalable avant la veille au soir est demandée.

Inscription demandée avant le mercredi soir à l'adresse http://www.toulibre.org/qjelt.

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Un an après le premier commit, nouvelle version pour wallabag

Linuxfr - ven, 04/04/2014 - 13:13

Il y a un an démarrait le projet wallabag (qui s’appelait alors poche). C’est une application qui vous permet de mettre de côté un article que vous souhaitez lire plus tard. Ce n’est pas uniquement un gestionnaire de favoris pour sauvegarder un lien, ça sauvegarde également tout le contenu de l’article et uniquement le contenu (c’est‐à‐dire que les éléments superflus — comme la publicité — ne sont pas conservés).

Un nouvelle version vient de sortir ce 3 avril et voici les nouveautés.

Nouvelle version, nouvelles fonctionnalités

La nouvelle version sortie le 3 avril 2014 apporte de nouvelles fonctionnalités attendues :

  • un moteur de recherche ;
  • un nouveau système d’importation ;
  • un raccourci clavier pour sauvegarder rapidement un nouvel article ;
  • la possibilité de sauvegarder un lien présent dans un article déjà sauvegardé.

Énormément de bogues ont été corrigés (dont le très ancien souci qui empêchait de rester connecté).

Visuellement parlant, pas mal de changements également, puisque, depuis quelques semaines déjà, le thème officiel du projet a changé et wallabag se dote maintenant d’un thème de qualité, et toujours responsive (s’adapte à la taille de l’écran). Il est possible de tester wallabag sur le site de démo.

Hey, je n’suis pas geek comme vous, je fais comment ?

Depuis que le projet a changé de nom, wallabag a également rejoint la sphère Framasoft, et vous pouvez créer un compte gratuitement et librement sur Framabag. Seule votre adresse de courriel vous sera demandée.

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Mirantis : nouveau programme de partenariat OpenStack

Toolinux - jeu, 03/04/2014 - 23:12

Mirantis lance un nouveau programme de partenariat pour la formation OpenStack. Les cours sont fournis par des entreprises qualifiées.

- Services
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Les journaux LinuxFr.org les mieux notés du mois de mars 2014

Linuxfr - jeu, 03/04/2014 - 08:08

LinuxFr.org propose des dépêches et articles, soumis par tout un chacun, puis revus et corrigés par l'équipe de modération avant publication. C'est la partie la plus visible de LinuxFr.org, ce sont les dépêches qui sont le plus lues et suivies, sur le site, via Atom/RSS, ou bien via partage par messagerie instantanée, par courriel, ou encore via médias sociaux.

Ce que l’on sait moins, c’est que LinuxFr.org vous propose également à tous de tenir vos propres articles directement publiables, sans validation a priori des modérateurs. Ceux-ci s'appellent des journaux. Voici un florilège d'une dizaine de ces journaux parmi les mieux notés par les utilisateurs… qui notent. Lumière sur ceux du mois de mars passé.

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OpenJDK 8, JEP 142 & False Sharing

Linuxfr - mer, 02/04/2014 - 19:48

Java 8 est sorti ce mois‐ci et vous avez même eu droit à une dépêche, ici‐même, qui parle des lambdas, de l’API flux (stream API), etc.

Cependant, derrière ces gros changements qui impactent le monde hétérogène des développeurs Java, il y a des petits changements qui eux servent plutôt aux développeurs qui font des briques de base, de l’infrastructure ou du code qui va vite. Je vous propose donc d’explorer quelques JDK Enhancement Proposals d’OpenJDK.

Pour cette première dépêche, on commence avec la JEP 142 : Reduce Cache Contention on Specified Fields soit l’annotation @Contended qui vise à proposer une solution aux problèmes de false sharing.

NdM : merci à ckyl pour son journal.

Sommaire C’est quoi le false sharing ?

Le false sharing est un problème de performance en environnement parallèle qui est causé par une « leaky abstraction » du matériel. La présentation suivante est extrêmement grossière et ne vise qu’à faire comprendre le problème aux gens ne connaissant pas du tout le domaine.

En tant que développeur, on aime se représenter la mémoire comme un espace d’adressage continu. Plus on travaille dans un langage de haut niveau, plus cela est vrai. Par exemple, les problèmes d’alignement sont une notion totalement inconnue pour beaucoup. Cependant, dans ce monde idéal, la réalité du matériel refait surface périodiquement.

Un processeur étant beaucoup plus rapide que la mémoire vive et le principe de localité ayant été découvert, il dispose de caches mémoire. Ce sont des petits morceaux de mémoire tampon travaillant à une vitesse beaucoup plus proche de celle du processeur. Le pari étant qu’une fois l’accès coûteux à la mémoire centrale effectué, cette valeur va être réutilisée et on ira alors la chercher dans ce cache en gagnant énormément de temps.

Le problème du false sharing vient de deux choses :

  • L’architecture des caches. Un cache est composé d’un certain nombre de lignes de taille fixe (64 octets, par exemple). Lorsqu’une modification est faite, elle affecte la ligne entière.
  • Le processeur doit gérer la cohérence entre ces caches à l’aide d’un protocole de cohérence. Il s’agit de s’assurer que lorsqu’un processeur ou un cœur fait une modification, elle sera visible par les autres. Chaque architecture a son propre modèle de cohérence, le x86 étant, par exemple, particulièrement fort. Ce modèle est exposé dans les langages de bas niveau, mais les langages de haut niveau décrivent souvent leur propre modèle mémoire. Charge au compilateur de traduire celui du langage vers celui de la plate‐forme.

Si l’on met ces deux choses ensemble, on arrive au false sharing : deux variables théoriquement indépendantes se retrouvent sur la même ligne de cache. Chacune est lue ou modifiée par un processeur distinct, cependant les processeurs doivent passer leur temps à se synchroniser, et les performances s’écroulent.

Bref, notre bel espace mémoire uniforme vient d’en prendre un coup. Coller ou espacer deux variables peut faire varier d’un à plusieurs ordres de grandeur la performance de notre structure de données.

Exemple

Commençons avec un banc d’essai très simple : une classe avec un seul membre et quatre fils d’exécution (threads). Le premier lit en permanence la valeur de ce membre, les trois autres ne font rien. Le banc d’essai est écrit avec JMH :

@State(Scope.Benchmark) public static class StateNoFalseSharing { public int readOnly; } @GenerateMicroBenchmark @Group("noFalseSharing") public int reader(StateNoFalseSharing s) { return s.readOnly; } @GenerateMicroBenchmark @Group("noFalseSharing") public void noOp(StateNoFalseSharing s) { }

Ce qui nous donne le résultat suivant :

Benchmark Mode Samples Mean Mean error Units g.c.Benchmarks.noFalseSharing:noOp avgt 18 0.297 0.002 ns/op g.c.Benchmarks.noFalseSharing:reader avgt 18 0.743 0.003 ns/op

Comme on pouvait s’y attendre, c’est très rapide, et on aura du mal à mesurer quelque chose de plus petit.

Maintenant, faisons évoluer notre banc d’essai. Nous ajoutons un deuxième membre qui va être accédé par les trois fils d’exécution qui ne faisaient rien. Le premier fil ne change absolument pas et, si les caches n’étaient pas organisés en ligne, il n’y aurait aucune raison que sa performance soit affectée.

@State(Scope.Group) public static class StateFalseSharing { int readOnly; volatile int writeOnly; } @GenerateMicroBenchmark @Group("falseSharing") public int reader(StateFalseSharing s) { return s.readOnly; } @GenerateMicroBenchmark @Group("falseSharing") public int writer(StateFalseSharing s) { return s.writeOnly++; }

Regardons les résultats :

Benchmark Mode Samples Mean Mean error Units g.c.Benchmarks.falseSharing:reader avgt 18 5.038 0.617 ns/op g.c.Benchmarks.falseSharing:writer avgt 18 78.530 3.598 ns/op

On vient presque de gagner un facteur 10.

Nous pouvons vérifier l’agencement mémoire de notre objet StateBaseline avec jol, pour voir que nos deux variables ont bien été juxtaposées par le compilateur :

gist.contended.Benchmarks.StateFalseSharing object internals: OFFSET SIZE TYPE DESCRIPTION VALUE 0 12 (object header) N/A 12 4 int StateFalseSharing.readOnly N/A 16 4 int StateFalseSharing.writeOnly N/A 20 4 (loss due to the next object alignment) Instance size: 24 bytes (estimated, the sample instance is not available) Space losses: 0 bytes internal + 4 bytes external = 4 bytes total

Sans rentrer dans les détails, statistiquement, il y a de fortes chances qu’elles se retrouvent dans la même ligne de cache.

@Contended

La solution à notre problème est donc simplement d’espacer ces deux variables, quitte à perdre de l’espace. Ça paraît simple, mais, avant OpenJDK 8, cela demandait de très sérieusement connaître la machine virtuelle Java (ou lutter contre elle).

Fort du principe de localité, le comportement logique de la machine virtuelle Java est d’essayer d’entasser autant que possible les différents membres comme bon lui semble. La disposition (layout) d’un objet peut changer selon beaucoup de critères. Et l’utilisation d’un ramasse‐miettes n’aide pas, puisque ce dernier peut décider de déplacer un peu tout et n’importe quoi (notamment les tableaux utilisés pour les aligner). Bref, trouver une stratégie qui marche, est une source d’amusement inépuisable. Aleksey Shipilёv en a documenté quelques‐unes dans un banc d’essai JMH, de même que Martin Thompson.

La JEP 142 propose d’ajouter une annotation @Contended pour identifier les variables, ou classes, qui doivent se retrouver seules sur une ligne de cache pour éviter le false sharing.

Essayons de l’utiliser :

@State(Scope.Group) public static class StateContended { int readOnly; @Contended volatile int writeOnly; } @GenerateMicroBenchmark @Group("contented") public int reader(StateContended s) { return s.readOnly; } @GenerateMicroBenchmark @Group("contented") public int writer(StateContended s) { return s.writeOnly++; }

Vérifions avec jol puis avec JMH :

gist.contended.Benchmarks.StateContended object internals: OFFSET SIZE TYPE DESCRIPTION VALUE 0 12 (object header) N/A 12 4 int StateContended.readOnly N/A 16 128 (alignment/padding gap) N/A 144 4 int StateContended.writeOnly N/A 148 4 (loss due to the next object alignment) Instance size: 152 bytes (estimated, the sample instance is not available) Space losses: 128 bytes internal + 4 bytes external = 132 bytes total Benchmark Mode Samples Mean Mean error Units g.c.Benchmarks.contented:reader avgt 18 0.742 0.006 ns/op g.c.Benchmarks.contented:writer avgt 18 70.811 3.572 ns/op

On observe que la variable a bien été décalée, et l’on retrouve les performances initiales.

Limitations

@Contended est une JEP d’OpenJDK, c’est‐à‐dire qu’il ne s’agit pas d’une spécification de Java ou de la machine virtuelle Java (JVM). L’annotation se trouve dans un paquet privé d’Oracle, et elle n’est disponible que pour les classes du kit de développement Java (JDK) par défaut (comme beaucoup de choses que le JDK se réserve précieusement). Si l’on veut l’utiliser, et donc se lier à OpenJDK, il faut passer l’option -XX:-RestrictContended.

Bien entendu, vu l’impact sur la consommation mémoire et la possibilité de réduire l’efficacité du cache, il faut bien savoir ce qu’on fait et l’utiliser avec parcimonie.

Comment détecter un cas de false sharing

Notre exemple était très simple et nous connaissions le problème. Malheureusement, dans la vraie vie, ce n’est pas aussi évident, et il n’existe pas à ma connaissance d’outil simple permettant de détecter le false sharing, quel que soit le langage. On peut suivre les conseils d’Intel et les appliquer avec l’outil qu’ils fournissent ou avec perf, mais ça reste assez empirique.

Si l’on garde le principe du false sharing en tête, cela permet de surveiller les mauvaises pratiques dans les bouts d’infrastructure qui peuvent être affectés. En général, il faut que ça commence à aller sérieusement vite, donc avec des structures de données dédiées, pour que ça commence à devenir un problème.

Cas courants

Identiquement à notre exemple, un même objet possède deux membres qui sont utilisés par deux fils d’exécution différents. Ça arrive, par exemple, quand un objet tient des statistiques. Dans ce cas, on va annoter le membre avec @Contended.

On peut avoir aussi le cas de plusieurs instances d’une même classe qui préféreraient chacune être dans leur propre ligne de cache. Dans ce cas, on va annoter la classe. Cela fonctionne aussi si l’on met les instances dans un tableau ; cas courant, lorsque l’on fait travailler plusieurs fils d’exécution en parallèle.

Le dernier cas est le calcul de type matriciel avec plusieurs fils d’exécution. Dans ce cas, l’annotation ne peut rien et il faut concevoir son algorithme pour en tenir compte (tout comme on itère dans le bon sens). Dr doobs fournit un tel exemple.

J’ai essayé de fournir quelques exemples dans le banc d’essai.

Conclusion

@Contended ne devrait pas changer la vie de grand monde, hormis celle des gens qui pondent l’infrastructure de service à haute performance. Mais, elle ouvre la porte à une revendication de longue date : marier les bénéfices de la machine virtuelle Java avec les besoins des applications haute performance, en ouvrant l’accès au matériel et à des techniques contre l’esprit initial de Java, mais nécessaires.

Cette annotation ne répond absolument pas au besoin de pouvoir contrôler l’agencement d’un objet ou de choisir quels membres d’un objet doivent être regroupés. Elle ne résout pas non plus les problèmes d’indirection dus aux références pour les objets. Mais la pression monte doucement avec le nombre d’applications qui passent en off‐the‐heap ou en mmap lorsque nécessaire.

Enfin, le false sharing n’est pas le seul problème lié aux caches, il y a d’autres exemples.
Et, bien entendu, exploiter les caches correctement a un impact certain sur les performances d’une application.

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Les codes sources de Microsoft Word 1.1a et DOS 1.1 et 2.0 publiés

Linuxfr - mer, 02/04/2014 - 19:48

Le 25 mars dernier, le code source de Microsoft Word 1.1a (1990) a été publiquement publié via le Computer History Museum. Ne rêvez pas trop, ce n’est pas libre et tout code dérivé n’est pas autorisé à être diffusé :

You may not distribute or publish the software or Derivative Works. You may not use or test the software to provide a commercial service unless Microsoft permits you to do so under another agreement.

N’espérez donc pas trop avoir ce splendide logiciel ergonomique qu’est Microsoft Word for Windows version 1.1a sous GNU/Linux prochainement (les polémistes habituels vont sans doute prétendre que LibreOffice n’arrive pas à la cheville de cette merveille).

Accessoirement, vous pouvez obtenir également le code de Microsoft DOS v1.1 (1982) & v2.0 (1983).

NdM : merci à fravashyo pour son journal. Sinon, vous pouvez aussi lire du vieux code libre, comme GCC 1.42 de 1990, LaTeX 0.90 de 1983, etc.

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